• On est fin juin, il commence à y avoir des étrangers partout. Pas seulement des touristes, mais surtout des étudiants, profitans sûrement des vacances scolaires pour venir étudier le chinois dans le pays.

    Dans la cantine de l'université, j'ai vu des américains et des coréens.

    Avant, c'était très rare de croiser des "non-chinois". Maintenant, je me sens moins seule, mais en même temps moins extraordinaire ;-)

     


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  • Comme je l'ai dit avant, le moyen de transport favoris des chinois est encore le vélo. Ils s'en servent pour transporter les hommes, le plus souvent des garçons portant une fille sur leur porte-bagage, mais aussi tout et n'importe quoi. Ce sont de véritables vélos-charettes comme on n'en voit pas (plus ?) en France.

    053b2c67e79dfe7223f8b49435ec70be.jpgIl y a tout d'abord les vendeurs en tout genre, notamment de fruits, qui stationnent le soir le long des routes pour profiter des nombreux passants. Si on se promène le matin (ou que l'on va à l'école ou travailler), on peut aussi voir des gens remplir leurs vélos-charettes de divers aliments devant la plupart des marchands de fruits et légumes. Ce sont sûrement des restaurateurs, vu la quantité...

    Moins lourd mais plus encombrant, nombreux sont ceux qui transportent des grandes quantités de bouteilles en plastique ou tout autre produit recyclable. En effet, les usines de recyclage paient les particuliers qui ramènent les déchets. Du coup, beaucoup de gens (surtout des travailleurs migrants et personnes agées) errent dans les rues, fouillent dans les poubelles publiques, ou vous prennent directement la bouteille vide des mains.

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    On peut aussi voir tout un tas de bric à brac sur le porte-bagage, j'ai vu plusieurs fois des pièces d'ordinateur : un écran ou une unité centrale vogant sur la route au milieu des bus, uniquement tenus par des tendeurs !

    Les chinois n'ont pas non plus peur du poids, les vélos-charettes peuvent transporter des meubles, et même une photocopieuse !!

    N'oublions pas aussi le vélo-ordures. Les employés passent régulièrement pour vider les poubelles publiques, recyclable et non-recyclable, tout ça à vélo bien sûr.
    L'invention du camion n'est peut-être pas si utile que ça finalement... Mais pensons qu'en plein hiver ou lors d'une tempête de sable, ce n'est pas toujours facile de tirer plusieurs fois son poids sur un vélo pas toujours de bonne qualité.

     


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  • Aujourd'hui, j'ai croisé le caméraman de l'an dernier, qui nous avait suivi partout pendant un mois...

    Il ne m'a pas reconnue, mais moi, si  ;-)

     


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  • J'habite au 4ème étage d'un immeuble de 5 étages. En Chine, le comptage des étages commence au rez-de-chaussée, donc le 4ème étage correspond au 3ème en France. 

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    Malgré l'aspect toujours un peu délabré des universités chinoises, j'aime beaucoup les alentours de mon logement. C'est très calme (à part quand on refait la route juste en bas de chez vous mais ça y est ils ont fini) et sûr. Dans la cour entre les deux immeubles, sont plantés des platanes sous lesquels les gens garent leurs voitures. En effet, ce sont surtout des professeurs ou anciens professeurs qui habitent là. Les étudiants logent dans les nombreuses résidences universitaires, que l'on peut plutôt appeler "dortoirs". Ils sont de 4 à 8 personnes par chambre, et même si c'est un peu petit, c'est en fait très convivial. L'espace dans les résidences étant réduit, les étudiants chinois ont l'habitude de travailler dans des salles d'études, équipées ou non d'ordinateurs, ou à la bibliothèque. Dans l'université, il y a aussi des douches communes, pour ceux qui n'en n'ont pas dans leur bâtiment, et une salle où aller chercher l'eau bouillante (l'eau du robinet n'est pas potable) dans leurs grands thermos (qui peuvent garder l'eau chaude pendant plusieurs jours!).

    En bas de chez moi, donc, j'aime m'asseoir sur le rebord du massif de fleurs (très peu fourni, ça n'a rien à voir avec les massifs en France) et lire en profitant du vent et de la relative douceur de la fin d'après-midi. C'est aussi à ce moment-là que les personnes âgées se regroupent pour discuter, toujours avec le sourire (ce n'est pas une exagération que de dire que les chinois rient tout le temps, c'est vraiment très agréable).  J'ai envie de leur parler mais mon chinois ne me permet pas d'entretenir une conversation élaborée, si ce n'est sur d'où je viens, ce que je fais et les choses simples de la vie courante. Finalement, peut-être que c'est suffisant, mais je n'ose pas... Un jour, sûrement, je me jetterai à l'eau, quand j'aurais amélioré ma compréhension orale.

     


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  • " Avant de préparer le dîner, nous passons devant la boulangerie française, dans le quartier de Xidan. J'achète une chocolatine. Le dîner est composé de riz et d'un plat de poulet cuit à la vapeur dans une cocotte en terre avec du vin jaune, ginseng et gingembre. Il y a aussi des légumes verts agrémentés de xiangu (bolets séchés) et un salade de germes de soja. La chocolatine, débitée en tranches, sera dégustée à la chinoise, avec les baguettes, entre deux bouchées de poulet et de légumes. "

    ( Extrait de Une saison à Pékin de Maja Raphaël )


    Cette anecdote montre bien la façon chinoise de manger. Pas d'entrée-plat-dessert, on met tout sur la table et on mange tout en même temps, enfin une bouchée de l'un, une bouchée de l'autre. C'est facile puisqu'on se sert dans les plats directement avec les baguettes... Que le plat soit sucré ou salé n'a pas d'importance. Au contraire, les chinois aiment bien mélanger les saveurs, la preuve dans leurs plats qui combinent souvent sucré-salé, aigre-doux, etc. Le goût n'en est que plus subtil (au bon sens du terme ;-)).

     


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  • Aujourd'hui est un jour de fête en Chine. On y commémore la mort d'un poète-ministre qui, ne supportant pas l'attitude de certaines personnes du gouvernement, s'est jeté dans le fleuve Yangtsé (长江). Après sa disparition, les habitants 472bcd1baed5d78c2642fc14cd244274.jpgdes rives du fleuve déposèrent sur ses eaux des boules de riz entourées de feuilles de bambou, afin de nourrir les poissons pour qu'ils ramènent le corps du poète.
    Depuis, chaque année dans tous le pays, on mange des 粽子 (zongzi en pinyin, "tzong-tze" en français), et certains les déposent dans le fleuve en montant dans des bateaux à tête de dragon. Ces boules de riz gluant peuvent contenir soit une jujube (plutôt dans le nord de la Chine), de la viande (plutôt dans le sud) ou tout autre chose, tels des œufs, des légumes, cacahuètes, etc. Le tout est empaqueté dans des feuilles de bambou, attachées avec des ficelles de diverses couleurs. On en trouve de toutes sortes, mais à la cantine de l'université, il n'y avait que le classique zongzi sucré au jujube, excellent...

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    Pour en savoir plus >>>

     


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  • Même s'ils sont de moins en moins de gens qui prennent le vélo à Pékin, les routes et les garages à vélos en sont encore remplies. 

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    Aujourd'hui, j'ai enfin osé prendre le vélo pour aller à l'université. En effet, il ne fait pas très chaud et le trajet sera supportable. J'avais un peu peur car juste à regarder les cyclistes du bus, on a pas envie d'être à leur place. Finalement, ça n'est pas si difficile, c'est même jouissif. En effet, les grandes rues sont dotées de pistes cyclables, mais qui n'ont rien à voir avec les pistes cyclables françaises : elles sont immenses et séparées des routes par des barrières. Mais elles sont si grandes qu'il faut parfois les partager avec les taxis ou les bus, et c'est là que ça devient sportif, vu le nombre de vélos qu'il peut y avoir...
    Quand on conduit il faut donc toujours faire attention à ce qu'il se passe autour de soi, mais comme tout le monde va lentement, c'est très sécurisant. La circulation en Chine est très dynamique : au lieu de s'arrêter, les gens ralentissent et tout est fluide. On peut passer à moins d'un mètre d'une voiture mais on sait qu'elle ne nous foncera pas dessus. Comme il y a des bus, voitures, vélos, piétons dans tous les sens, tout le monde est habitué à regarder partout et à faire avec, se frayant lentement un chemin quand c'est notre tour ou quand les autres sont arrêtés.
    Ce n'est pas facile de décrire tout ça, il faut le vivre, on a l'impression de faire partie d'une masse, un peu comme un banc de poissons. Il y a toujours quelqu'un qui va dans le même direction que vous, si vous n'osez pas traverser car le feu est rouge mais il y a des bouchons, vous finirez par le faire après avoir été doublé par une dizaine d'autres vélos...
    C'est donc agréable de faire du vélo à Pékin, mais la principale contrainte est la chaleur. Il ne vaut mieux pas sortir lors d'une belle journée. Je ne vais donc pas trop en abuser...

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  • Hier soir, nous sommes allés manger dans un restaurant néerlandais avec les gens du labo. Sur le chemin, nous sommes passé dans la zone où auront lieu les Jeux Olympiques l'an prochain. Le bus étant pris dans les embouteillages, j'ai pu bien admirer le paysage d'immeubles et de parcs en construction, c'est vraiment impressionnant.

    Forêts de tours en construction

    Nous sommes d'abord passés par un quartier où se succédaient des dizaines et dizaines d'immeubles en train d'être construits. Je n'ai jamais vu autant de grues et autant de tours en chantier au même endroit. Ca donnait l'impression d'être dans un jeu vidéo où l'on doit construire une ville de toutes pièces. C'est très différentes des villes d'Europes, ayant une longue histoire, et qui sont rénovées petit à petit. J'ignore ce qu'il y avait ici avant les débuts des travaux. Rien ? Des quartiers résidentiels avec des petites maisons ? Aucune idée...

     

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    Puis, nous sommes arrivés dans une zone où des milliers de tonnes de terre étaient entassés avant d'être utilisés pour créer comme un gigantesque parc. A droite et à gauche, des étendues d'arbres récemment plantés, ayant encore leurs tuteurs. Qu'est-ce qui va être construit ici ? Est-ce réellement destiné à être un parc ou des constructions vont suivre ? Pour le savoir revenez dans un an, quelques mois avant les JO... Au milieu de tout ce chantier, on peut voir un peu partout des bâtiments à deux étages temporaires, avec des chambres à un porte et une fenêtre, desquelles les vitres sont la plupart du temps cassées, remplacées ici et là par des journaux et divers papiers. Ce sont les habitations des milliers d'ouvriers travaillant de très tôt le matin à tard le soir (certains s'affairaient encore à la lumière d'une lampe, quand nous sommes revenus à 21h30). La plupart viennent de la campagne (民工), à la recherche d'un salaire complémentaire pour faire vivre leur famille restée là-bas. En effet, la surpopulation des campagnes en Chine fait que chaque famille possède une très petite surface à cultiver (0,5 ha en moyenne), insuffisante pour tirer des revenus suffisants à la survie des paysans.

    Le bus poursuit sa route et on change complètement de paysage : les quartiers déjà terminés. Le nord-est de Pékin est plein de surprises. Ici, les immeubles flambant neufs nous encerclent de toutes parts. On se croirait un peu à New York sauf que les routes sont plus larges, les immeubles d'un tout autre style, et il y a encore des bâtiments à moins de quatre étages. C'est donc beaucoup plus aéré mais aussi impressionnant car, sans monter dans une tour, on voit plus loin, ce qui donne une impression d'immensité, non pas verticale mais horizontale.

    A défaut d'aller vite, prendre le bus en heure de pointe permet de découvrir beaucoup de choses, on peut ainsi observer plus facilement les gens, le paysage. Prendre le temps pour mieux s'imprégner.

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  • Les étudiants chinois adorent se réunir autour d'une table bien remplie, dès qu'une occasion se présente (fin d'année, mariage d'un camarade, anniversaire, etc.). Ils réservent alors une salle dans un restaurant pour manger tous ensemble. Plus ils sont nombreux et mieux c'est. Dans ces salles, il n'y a que la place d'une table ronde et des chaises autour, sans fenêtres mais avec la climatisation, et des tableaux ou calligraphies sur les murs.

    Une fois tout le monde arrivé, ils commandent un grand nombre de plats (au moins un plat par personne) qui seront déposés sur un plateau tournant prenant quasiment toute la largeur de la table.

     

    Table repas

     

    Ensuite, chacun mange directement dans les plats avec les baguettes, ce qui nécessite une bonne maîtrise pour ne pas en mettre partout. L'avantage et que l'on peut goûter plein de plats, pas comme dans les restaurants français où chacun choisit et ne mange qu'un plat (éventuellement aussi une entrée et un dessert).

    En été, les gens amènent avec eux au restaurant une pastèque, des boissons ou un gâteau à la crème pour fêter un anniversaire (j'en ai vu un finir sur les murs après une bataille de gâteau... quel gâchis !).

    Les spécialités culinaires de la Chine du nord-est sont salées, celles du centre plutôt sucrées, celles du sud-ouest très pimentées (comme dans le Sichuan). Pour les non-amateurs de cuisine épicée, il vous faudra apprendre à reconnaître les piments dans un plat (entiers ou en morceaux), et aussi à demander si le plat est épicé ou non (辣不辣ce qui donne en phonétique approximative : "la pou la ?"). Mais méfiez-vous, quand un chinois dit "pas épicé", ça peut vouloir dire "pas très épicé", et notre appréciation du piment est parfois très différente !!


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  • A Pékin, les arbres sont remplis de poussière, issue de la pollution, mais aussi des sables venant du nord-ouest, transportés par les forts vents du printemps. J'ai aujourd'hui vu les personnes responsables de l'entretien des espaces verts laver les arbres au milieu de la grande route (Xueyuan Lu 学院路). C'est vraiment impressionnant de voir autant d'eau envoyée sur les arbres, comme s'ils essayaient d'éteindre un feu !

    Mais, je n'ai pu m'empêcher de penser que c'est quand même un gaspillage d'eau. D'autant plus que l'origine de la saleté est la sécheresse dans les régions voisines de Pékin.La gestion de l'eau doit vraiment être difficile, notamment avec l'élévation du niveau de vie des Chinois, et ainsi l'augmentation en flèche de la consommation d'eau.

     


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  • L'air conditionné 

    A Pékin, ce n'est pas encore le plein été, mais il fait déjà une chaleur bien estivale pour nous petits Europées... En cemoment, on tourne autour de 35°C. l'après-midi. Il parait qu'il ne fait pas si chaud tous les ans à cette époque, je l'espère bien, sinon, je vais bouillir cet été. Mais au moins, c'est une chaleur sèche, avec un beau ciel bleu et un soleil qui tape. Car j'avais eu plus de mal à supporter la chaleur humide du mois de juillet l'an dernier, avec un ciel toujours nuageux, mais un air suffoquant.

    Donc, avec la chaleur de l'été, la quasi totalité des bâtiments sont équipés de climatisation, sauf bien sûr notre logement..... Dans le laboratoire de l'université, il est réglé sur 18°C, alors que dehors il fait plus de 30°C ! J'ai du mal à supporter la différence de température, et j'ai déjà la crève ! J'espère que je vais m'y habituer à force, car je n'ai pas l'impression qu'ils vont accepter de baisser la clim juste pour moi. Finalement, c'est aussi bien d'avoir simplement un ventilateur dans l'appart.

    Les cantines universitaires

    L'université de Pékin est très grande, et possède donc plusieurs cantines. J'ai déjà mangé dans 3 cantines différentes. Elles marchent avec des buffets où l'on prend ce qu'on veut, et chacune a une diversité de plats énorme. Il y a toutes sortes de viandes, de légumes, de pâtes, de riz, de pains fourrés, de soupes, de brochettes.... Il est donc possible de trouver quelque chose à son goût, mais COMMENT CHOISIR ?? J'essaie un peu tout pour commencer.

    En comparaison de la cantine de l'université des Mines où l'on mangeait l'an dernier, ça n'a rien à voir. Ici, tout est plus grand, souvent sur 2 étages, et les plats sont vraiment meilleurs (mais plus chers ^^). Les élèves sont très nombreux et il est difficile de trouver une place assise. D'ailleurs, il vaut mieux y aller tôt le midi pour être sûr d'avoir encore un choix suffisant, car il y a des plats dont ils ne font qu'une certaine quantité. Aux retardataires de prendre les restes... Les chinois du labo où je suis y vont en général entre 11h et 11h30, et entre 17h et 18h le soir. J'ai l'impression qu'ils mangent en plus petite quantité qu'en France, mais plus répartis dans la journée.

    On peut aussi y prendre le petit déjeuner, si on se lève avant 7h30. C'est vraiment différent du petit déjeuner français, mais il y a toujours du choix : des œufs durs, sur le plat ou dans du pain, des légumes salés, diverses soupes (maïs, soja, légumes et œuf) et enfin toutes sortes de pâtisseries, sucrées ou salées, généralement frites, enrobées de graines de sésame, fourrées au sucre roux ou à la pate de haricot rouge. Une spécificité du petit déjeuner chinois : il est très bourratif... Mais attention, ne pas trop manger car le déjeuner sera à ...11h !

    Le train-train quotidien

    Bien que ce ne soit que mon 4ème jour de stage, une petite routine commence à s'installer. Je vous donne ici un petit aperçu d'une journée passé au labo de biologie :

    7h00 : lever
    7h45 : petit déjeuné à la cantine de l'université des Mines
    8h10 : marche 5 minutes pour aller prendre le bus, direction l'université de Pékin
    9h00 : début du travail au labo (enfin, pour l'instant, je ne fais qu'observer et discuter avec les gens, mais je vais bientôt devoir mettre la main à la pâte)
    11h15 : déjeuner, suivie d'une petite sieste (chaleur oblige !), comme les chinois en ont l'habitude (assis au bureau la tête sur les bras croisés)
    13h30 : reprise des hostilités
    17h-17h30 : retour chez nous à l'université des Mines, alors que les autres étudiants vont manger puis reprendre leurs expériences, des fois jusqu'à très tard la nuit... Comme je suis VIP au labo, je peux rentrer tôt et faire ce que je veux, à savoir me reposer, faire les courses, cuisiner, et surtout ... travailler le chinois ! Car il faut bien que je progresse un peu dans cette langue, pour faciliter la vie quotidienne et la communication avec les autres membres du labo, dont l'anglais n'est pas terrible... Au moins, j'ai la chance que Dong parle assez bien anglais, on arrive à communiquer sans problème.

    Pour l'instant, je n'ai pas grand-chose à faire au labo, je devrai bientôt travailler avec deux étudiantes sur l'immunolocalisation de l'acide abscissique dans les étamines du blé. Je dois d'abord comprendre ce qu'elles font et apprendre les techniques avant de pouvoir élaborer un protocole moi-même. Finalement, les études que j'ai suivies sont très théoriques, mais ça me permet de comprendre le principe des expériences, ensuite, la technique n'est qu'une question de pratique, qui s'apprend avec le temps... enfin, j'espère ! Le plus difficile est d'imaginer quelles expériences réaliser quand on est face à un problème... Heureusement que les professeurs sont là pour nous aider.


    Photo Labo

    Département des Sciences de la Vie (Université de Pékin)
    北大的生命科学学院


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  • Les étrangers à l'université

    Hier, je me suis rendue au laboratoire pour rencontrer mon maître de stage et les étudiants. Une fille d'un autre labo est venue me demander si elle pouvait prendre une photo avec moi ! C'est impressionnant, je croyais qu'il y a avait beaucoup d'étudiants étrangers dans une des plus grandes et prestigieurses universités de Chine. On dirait qu'il y en a moins dans cette partie, puisque je suis dans le Département des Sciences de la Vie, et non dans les départements de Langues ou Civilsation. J'ai entendu dire qu'il y a deux autres étrangers dans le même bâtiment, mais je ne les ai pas encore croisés...

    Prendre le bus

    Tous les matins, je prends le bus pour me rendre au laboratoire, qui est à 15-30 min en bus de l'université des Mines où je loge maintenant. Le trajet en bus est d'une durée extrêmement variable, bien plus qu'en France où il y a des voies de bus. A Pékin, le trafic est complètement anarchique ! A chaque croisement, s'entremêlent voitures, bus, taxis, vélos, qui vont et viennent en tous sens, laissant bien peu de place aux piétons, qui du coup ne se gênent pas pour se frayer un chemin dans le moindre espace disponible. En s'asseyant à la fenêtre d'un bus, on peut ainsi assister à un vrai spectacle, au fourmillement des hommes et des véhicules.

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    L'objet "bus chinois" a aussi ses spécificités par rapport à nos bus français. Premièrement, la position des portes où l'on monte et descend dépend des bus, donc il faut faire très attention et bien regarder les flèches dessinées sur les vitres.

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    Mais, pour les étrangers, le bus à Pékin est une vraie aventure. En effet, les arrêts de bus ne sont pas dotés d'un plan des lignes complexe mais salvateur... Avec ses centaines de ligne de bus, le plan serait en effet illisible. La solution qu'ont trouvé les chinois est d'afficher pour chaque bus la liste des arrêts dans l'ordre. C'est bien, mais lorsque l'on ne connait pas la ville ni la localisation des choses, c'est quasiment impossible de s'y repérer, de savoir quel bus prendre, et dans quelle direction il va partir. Pour prendre le bus, il faut donc avoir étudié soigneusement une carte à l'avance pour savoir le nom d'où l'on va, et d'avoir la chance que ça soit suffisamment près pour qu'il y ait un bus direct. Sinon, c'est pareil, comment savoir quelle correspondance prendre ? Il y a toujours des chinois sympas pour nous indiquer l'itinéraire, mais par expérience, il vaut mieux s'en méfier...

    Et bien sûr, pour simplifier la chose, les arrêts sont écrits uniquement en caractères chinois, même pas en phonétique comme dans le métro. On comprend donc que les étrangers prennent de préférence le métro, ou alors le taxi, qui n'est vraiment pas cher par rapport à la France et au niveau de vie local. La preuve, les taxis sont très nombreux, et les chinois n'hésitent pas à le prendre non plus.

     


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  • Arrivée et recherche de logement

    Ca y est, je suis arrivée à Pékin hier midi, fatiguée mais le voyage s'est bien passé. J'ai donc commencé à chercher un logement. Oui, ça paraît fou de partir pour 6 mois en Chine sans avoir de logement prévu, mais je connais des gens sur place pour m'aider, et je ne voulais pas louer un appartement sans l'avoir vu avant. Aujourd'hui, nous n'avons pas trouvé notre bonheur, ce sera donc l'hôtel pour commencer...

    On espère trouver une chambre entre l'univeristé de Dong (université des Mines 矿大) et la mienne (université de Pékin 北大), et où je pourrai cuisiner, car je ne sais pas combien de temps je pourrai supporter la cuisine chinoise à tous les repas. Ce que j'ai mangé ce midi à la cantine n'égalait pas le dixieme de ce que mes amis chinois cuisinaient pour nous à Paris, dans la Cité Universitaire Internationale... Je sens que ça va être dur !

    Fatiguée

    Mon stage commence demain matin, lundi. J'espère que j'aurai récupéré d'ici-là. Je suis crevée d'avoir passé la journée à chercher un logement, un nouveau téléphone, de quoi aller sur internet, de quoi manger... C'est toujours comme ça quand on arrive dans un nouvel endroit pour y vivre un certain temps. Il faut tout refaire, se réadapter, mais c'est fatigant de commencer dès la sortie de l'avion. Ca ira mieux dans quelques jours.

    Souvenirs et travaux

    L'université des Mines et ses alentours ressemblent en tout point à mes souvenirs. J'y suis venue en 2006 pour un séjour culturel et linguistique d'un mois. Rien n'a changé, à part quelques travaux par-ci, par là. En Chine, tout est toujours en mouvement, et d'autant plus qu'on est un peu plus d'un an avant les Jeux Olympiques de 2008... Il faudra que j'aille voir un peu dans le centre, si les choses ont changé.


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