• Balades dans les quartiers universitaires

    Les étrangers à l'université

    Hier, je me suis rendue au laboratoire pour rencontrer mon maître de stage et les étudiants. Une fille d'un autre labo est venue me demander si elle pouvait prendre une photo avec moi ! C'est impressionnant, je croyais qu'il y a avait beaucoup d'étudiants étrangers dans une des plus grandes et prestigieurses universités de Chine. On dirait qu'il y en a moins dans cette partie, puisque je suis dans le Département des Sciences de la Vie, et non dans les départements de Langues ou Civilsation. J'ai entendu dire qu'il y a deux autres étrangers dans le même bâtiment, mais je ne les ai pas encore croisés...

    Prendre le bus

    Tous les matins, je prends le bus pour me rendre au laboratoire, qui est à 15-30 min en bus de l'université des Mines où je loge maintenant. Le trajet en bus est d'une durée extrêmement variable, bien plus qu'en France où il y a des voies de bus. A Pékin, le trafic est complètement anarchique ! A chaque croisement, s'entremêlent voitures, bus, taxis, vélos, qui vont et viennent en tous sens, laissant bien peu de place aux piétons, qui du coup ne se gênent pas pour se frayer un chemin dans le moindre espace disponible. En s'asseyant à la fenêtre d'un bus, on peut ainsi assister à un vrai spectacle, au fourmillement des hommes et des véhicules.

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    L'objet "bus chinois" a aussi ses spécificités par rapport à nos bus français. Premièrement, la position des portes où l'on monte et descend dépend des bus, donc il faut faire très attention et bien regarder les flèches dessinées sur les vitres.

    02c6cca5c9053246a92438281c8aa3e6.jpgDe plus, dans chaque bus, ce n'est pas le conducteur qui vend les billets, mais une ou deux personnes à l'intérieur du bus (il y a un mot en anglais pour les désigner : "conductor"). Ils sont dans des petites cases réservées pour eux, et vérifient que chaque personne qui monte achète bien un ticket, ou passe sa carte devant la machine. Le reste du temps, ils crient à tout va, sur les passagers pour les faire avancer vers le fond, ou bien dehors aux vélos qui bloquent le passage lors dans les croisements. S'il y a très peu de passagers et un traffic calme, il n'est pas rare qu'ils dorment entre les arrêts.

    Mais, pour les étrangers, le bus à Pékin est une vraie aventure. En effet, les arrêts de bus ne sont pas dotés d'un plan des lignes complexe mais salvateur... Avec ses centaines de ligne de bus, le plan serait en effet illisible. La solution qu'ont trouvé les chinois est d'afficher pour chaque bus la liste des arrêts dans l'ordre. C'est bien, mais lorsque l'on ne connait pas la ville ni la localisation des choses, c'est quasiment impossible de s'y repérer, de savoir quel bus prendre, et dans quelle direction il va partir. Pour prendre le bus, il faut donc avoir étudié soigneusement une carte à l'avance pour savoir le nom d'où l'on va, et d'avoir la chance que ça soit suffisamment près pour qu'il y ait un bus direct. Sinon, c'est pareil, comment savoir quelle correspondance prendre ? Il y a toujours des chinois sympas pour nous indiquer l'itinéraire, mais par expérience, il vaut mieux s'en méfier...

    Et bien sûr, pour simplifier la chose, les arrêts sont écrits uniquement en caractères chinois, même pas en phonétique comme dans le métro. On comprend donc que les étrangers prennent de préférence le métro, ou alors le taxi, qui n'est vraiment pas cher par rapport à la France et au niveau de vie local. La preuve, les taxis sont très nombreux, et les chinois n'hésitent pas à le prendre non plus.

     


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