• Prendre le train en Chine

    Prendre le train en Chine n'est pas une mince affaire. C'est tout un nouveau monde, différent des habitudes françaises de maintenant.

    J'ai pris le train deux fois en cette semaine de vacances. La première fois pour aller à la Grande muraille, la seconde  fois pour revenir de Shanghai (et oui, nous y étions allés en avion, mes parents n'ayant pas vraiment le temps de passer une journée dans le train).

    Pékin - Grande Muraille

    Nous avons pris un train à 8h15 mais on ne peut pas acheter le billet à l'avance. Nous avons eu d640719792dce7b9852eb69c6dc2aee9.jpgbeau arriver à la gare à 7h30, il n'y avait plus de place assise. Nous avons donc eu des places debout pour 3,4 € par personne, et un voyage de 1h45. Ca va, ce n'est pas trop long, mais il faut encore de la force pour monter la muraille ensuite.

    Dans le train, beaucoup de gens debout mais pas autant que dans les bus, on peut encore bouger et respirer librement (sauf quand des gens se mettent à 3 ou 4 pour fumer dans l'inter-wagon, soit là où nous étions). Chose assez étonnante aussi, des banderoles typiques chinoises rouges vous accueillent dans le train. Le train ne va pas vite, et encore moins quand on arrive dans les montagnes : au moment où on longe la route, les bus vont plus vite que nous !

    Puis, premier arrêt dans les montagnes, à une gare où 3 personnes montent. Le train reste à quai 20 minutes sans que l'on sache pourquoi. Est-ce normal ? Personne ne sait. Puis on repart pour aller un peu plus haut. Arrivée à 10h, puis ascension de la Grande muraille (seconde fois pour moi). On rentrera en bus, ce qui n'est pas forcément plus rapide vu les bouchons qu'il y a eu à la sortie.

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    Deuxième expérience de train : Shanghai - Tianjing - Pékin

    En Chine, on ne peut pas acheter un billet de train plus de deux semaines avant et il faut se déplacer soi-même à la gare pour l'acheter. Nous sommes donc allés à Pékin quasiement le premier jour possible et il n'y avait déjà plus de tickets de retour de Shanghai pour la fin des vacances (en même temps quelle idée de voyager en même temps que tous les chinois !!). Du coup, nous l'avons fait acheter par un ami à Shanghai, et ce n'a pu être que le lundi soir, et pas le week-end. Tant pis, je raterai un jour de stage...

    Ce n'est qu'au moment de racheter les billets à l'ami de Tong que nous nous sommes aperçus que c'était des places assises dur. Comme je devais travailler le mardi matin, nous avons essayé de changer les tickets pour des couchettes, quitte à payer plus cher. Il n'y en avait bien sûr plus, même le jour même (des gens viennent se faire rembourser, ce qui libère certaines places des fois), du coup nous avons opté pour un billet direction Tianjing, ville portuaire juste à côté de Pékin. Il faudrait ensuite prendre un autre train mais rapide, en une heure cette fois.

    Autre précision, quand on achète un billet, on ne sait pas exactement combien de temps il va mettre. Ce n'est pas écrit sur le billet. Enfin, on est quand même sensés arriver le matin.

    Arrivés bien en avance à la gare pour prendre le train, on suit les panneaux et se dirigent vers la salle d'attente spécifique de notre train. Il y a tellement de gens en Chine qu'il faut beaucoup de salles d'attentes, et pas question d'aller sur les quais avant le départ du train. Vingt minutes avant le départ environ, les contrôleurs ouvrents les barrières menant aux quais et laissent passer les gens au compte goutte, en poiçonnant les tickets. On remontre aussi les tickets au moment de monter dans la voiture où on a notre place.

    Une fois dans le train, ça ne change pas beaucoup des trains couchettes français, à part que les 6 lits ne sont pas séparés du couloir par une porte. D'ailleurs ce n'est pas vraiment un couloir, il y a en face de chaque "compartiment" une mini-table avec deux strapontains. Les gens peuvent donc regarder le paysage sans être debout dans le couloir (sauf que la nuit on voit pas grand chose). Les lits sont confortables, malgré que ce soit des "durs" (je prends ça pour un équivalent 2ème classe). Il y même la télévision dans chaque "compartiment", un peu comme dans l'avion. Une fois partis, un contrôleur passe et échange nos billets contre une plaquette en métal avec le numéro de lit. Ils mettent le billet dans un espèce de livret où ils voient où les gens s'arrêtent. Chaque page correspond à un compartiment. Ils vérifient comme ça si toutes les places sont prises, viennent vous réveiller lorsqu'on approche votre arrêt pour vous rendre votre billet. Très pratique pour pas rater la station...

    Finalement, nous avons dormi de 8h du soir à 6h du matin, sans encombres. Le train s'est arrêté en chemin dans tout un tas de gares. Et oui, bien qu'il y ait marqué "très rapide" sur le billet (特快), il a quand même mis 16h alors que les plus courts peuvent en mettre 11. Enfin, je pense à ceux qui montent en route et qui doivent prendre le train en pleine nuit.

    Arrivés à Tianjing, on sort du train et il faut de nouveau montrer son billet pour pouvoir sortir de la gare. Billet que le contrôleur nous a rendu juste avant, contre la fameuse plaquette métallique. Décidemment, les chinois nous battent de loin dans la lutte contre la fraude. C'est tout simplement impossible. La contrepartie est beaucoup plus d'emplois...

    J'ai déjà parlé du train Tianjing-Pékin très moderne, ce qui nous a fait arriver chez nous après un total d'environ 21h de trajet.

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