• De retour

    Ca y est, je suis revenue hier après quelques péripéties pendant le voyage.

    En effet, na pouvant acheter le billet de train depuis Pékin parce qu'il y en avait plus, nous l'avons fait acheter par un ami à Shanghai. Or, ce n'est que samedi qu'il nous a dit qu'il n'avait trouvé que des places assises, pour les 13h de train Shanghai-Pékin (départ le soir arrivée le matin). Aïe, on avait prévu de dormir dans le train et moi d'aller au labo le matin en arrivant. C'est pas facile de bien dormir assis dans un train, sûrement moins confortable que nos TGV.

    Du coup, lundi matin, petit tour à la gare pour essayer de trouver mieux. Le mieux, donc, est un train couchette, mais pour Tianjing, ville portuaire à 1h de train à l'est de Pékin. Départ à 17h donc on espérait arriver assez tôt, c'est un peu plus loin, donc une heure de plus. Finalement, on est arrivés à 9h15 du matin, soit plus de 16h de voyage. Mais au moins, on dort très bien dans les couchettes 2ème classe chinoises...

    Arrivés à Tianjing, il a fallu chercher comment aller à Pékin le plus vite possible. Ne savant pas où aller, nous avons commencé par voir les bus, et se faire racoller par des mini-bus Tianjing-Pékin, mais finalement il n'y en avait plus à ce moment-là. Le mieux est donc le train, même s'il faut attendre un peu. Du coup, re-direction la gare pour voir qu'un train venait juste de partir, le prochain dans plus d'une heure. Dommage, raté de peu ! Tant pis, on a acheté les billets et attendu 10h50.

    Le train Tianjing-Pékin est très moderne, il ressemble à nos TGV français (même s'il va moins vite), et il y a beaucoup plus de place à l'intérieur pour les passagers, et il y certains aspects de l'avion. Arrivés à Pékin vers midi, il faut encore prendre le métro, qui au passage a changé de tarif pendant notre absence: 2 yuans où que l'on aille !! Avant c'était 3 yuans pour les deux lignes du centre et encore 3 si on prend le métro de banlieue. Soit 6 yuans pour aller de chez moi au centre, contre 0,8 yuan en bus... Le prix divisé par trois, je sens que je vais le prendre plus souvent maintenant !

    13h30, enfin de retour chez soi, ça fait du bien.

     

    Première impression : Pékin vs Shanghai

    La banlieue de Shanghai vue d'avion ressemble à un jeu de construction, une succession d'immeubles de taille croissante. Quand on se balade dans le centre, Shanghai est plus moderne mais moins harmonieuse que Pékin. Les gens sont plus nombreux et le bruit de fond semble plus élevé. Les immeubles sont beaucoup plus hauts et modernes, tirant vers le style occidental. Il y a aussi une grande partie des immeubles de style européen, construits lorsque Shanghai était aux mains des étrangers.

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    Au niveau de l'agriculture (vu d'avion ou de train), Shanghai possède beaucoup plus d'eau qu'à Pékin. On voit un maillage serré de canaux d'irrigation, les villages sont en ligne le long de ces canaux. A Pékin ils étaient groupés, il n'y avait pas d'irrigation car les cours d'eau sont peu nombreux. Pékin est une ville singulière du fait qu'elle n'est pas traversée par un fleuve. On sait bien que le nord de la Chine a toujours eu moins d'eau que le sud. Il y a plusieurs siècles que les chinois ont construit un canal du fleuve Yangtsé (alimentant le sud) au fleuve Jaune (dans les plaines du nord) afin de déplacer les denrées alimentaires complémentaires mais aussi faire des transferts d'eau d'une région déficitaire (nord céréalier) à une région excédentaire (sud rizicole). Aujourd'hui, le débit du fleuve Jaune ralentit dangereusement du fait de l'utilisation croissante de son eau et du réchauffement climatique. Le climat de Shanghai diffère aussi de Pékin en ce début octobre : très humide (et chaud) au sud et sec au nord. On se rend bien compte de la différence une fois arrivé à Pékin où on sent sa gorge se sécher alors qu'à Shanghai l'atmosphère était trop lourde (en plus des 10°C de plus).


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  • Mes parents arrivent demain et on va ensemble visiter Pékin et Shanghai. Je REVIENS AU PLUS TOT LE 8 OCTOBRE (je n'ai pas encore acheté le billet retour et apparemment ça n'est pas facile : ce sont les vacances nationales en Chine et tous les endroits sont remplis de touristes, tous les trains remplis)

    En Chine, un billet de train ne peut pas s'acheter à l'avance. Il faut aller dans la gare quelques jours avant et si on arrive trop tard il n'y en a plus. En fait, il y a beaucoup plus de gens qui veulent le prendre que de places. Comme disent tout le temps les chinois eux mêmes : "中国人太多了! " (Les chinois sont trop nombreux). Se rajoute à ça le fait que des gens achètent plein de billets d'un coup pour les revendre ensuite en faisant monter les enchères...

    Bref, mieux vaut ne pas aller là où tout le monde veut aller, au moment où tout le monde veut y aller. C'est raté pour cette fois...

    Alors, à dans un peu plus d'une semaine !

    Je vous montrerai les photos, Shanghai s'annonce très différente de Pékin. On va voir...

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  • Je reparle de cette fête qui a eu lieu mardi dernier. Je trouve qu'elle est très bien présentée su le blog Paris-Beijing. Allez y faire un tour.

    Pour ma part, j'ai surtout mangé les gâteaux offerts par les entreprises, directeurs, amis dans mon labo. C'est un de mes gâteaux préférés en Chine, un des rares réellement sucrés. D'ailleurs beaucoup de chinois les trouvent très ou même trop sucrés...


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  • J'ai vu que Carole parle de foot dans son blog alors pourquoi pas moi ?

    Il y a une chose étrange quand on regarde le football à la télé en Chine : ce sont des filles qui jouent. C'est en voyant ça que je me suis rendue compte qu'en France on voit les hommes tout le temps et presque jamais les compétitions d'équipes féminines. Pourtant, il y en a autant.

    La raison ? L'équipe fille chinoise est forte alors que l'équipe homme n'a pas de bons résultats en international. Tout le contraire de la France. On ne montre que là où on est forts...

     
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  • " Harry Potter en Chine Venu d'Angleterre via les USA, le premier film d'Harry Potter bat tous les records d'audience en Chine : deux cent copies vendues à travers vingt villes et deux millions d'euros collectés dans la première en cinq jours. Pour les fans chinois (rejoignant ceux d'ailleurs), c'est la mode passion, (…).

    Seize mois avant, pourtant, à la sortie groupée des premiers tomes du livre, un pédagogue prédisait l'échec : « Ces balivernes de sorciers et de chouettes ne nous disent rien. L'Occident doute de son avenir et se réfugie dans ses fantômes. Mais nous, nous n'avons pas besoins de ce genre d'exutoire. »91e071df7e1e2ef3b9dd2d8cd0a63e93.jpg

    En fait, la hantise des responsables était de voir briser, au profit de l'étranger, le monopole socialiste de l'art et de la morale face aux jeunes. Les diffuseurs du film craignaient une interdiction pure et simple, sous prétexte d'apologie de la superstition et des sectes. (...) C'est alors que s'est produit l'incroyable : au ministère de la culture, des hommes tels Zhong Jiehua, expert en littérature enfantine, ont défendu le jeune sorcier : « Le rêve créatif, voilà ce qu'il faut à nos enfants, stressés de trop de devoirs et leçons ! »

    D'autres témoignages apparurent alors, tel le jeune Xu, doublure vocale du héros dans le film : « Harry, c'est un type super, il est courageux, sympa, et il aime ses parents ! »

    De l'Institut du cinéma de Pékin, Hao Jian produisit un argument subtil et imbattable, pour imposer le personnage d'importation : « La Chine n'a pas attendu J. K. Rawlings pour se doter d'une riche littérature fantastique. Tout est déjà dans notre roman national, Le Voyage à l'Ouest : dragons, monstres sanguinaires, apprentis sorciers, vol humain dans les airs... Harry Potter ne fait que copier la Chine. » Par cette approche nationaliste, le cinéaste brossait les idéologues dans le sens du poil : une fois Harry Potter remaquillé en Sun Wukong, le singe sorcier du Voyage de l'Ouest, sa légitimité devenait discutable. (…)  "

     Eric Meyer
    L'enfance chinoise importe ses rêves
    11 février 2002
    Article extrait du livre Voir le Chine du haut de son cheval

     

    Tous les films sont sortis en Chine, sans censure je crois (contrairement à Pirates des Caraïbes 3 dans lequel certaines scènes à Singapour ont été enlevées, sous prétexte de donner une mauvaise image du peuple chinois). On trouve 9cfe38cd610dabc95bf6297f92863c00.jpgaussi les livres en chinois, anglais ou autres dans les librairies. Le tome 7 en anglais est d'ailleurs au même prix que partout dans le monde, ce qui signifie très cher pour les chinois. On trouve en général des livres format poche entre 10 et 50 yuans, ou un peu plus chers pour les très gros, au contenu spécifique ou les livres importés. Le dernier Harry Potter se vend à 260 yuans environ (équivalent aux 26 euros en France). Il est donc tout à fait logique qu'une version illégale circule sur Internet, pour tous ceux qui veulent le lire mais ne peuvent pas se l'offrir.

     


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  • Comme j'en ai parlé peu après être arrivée à Pékin, je vous montre (enfin !) une photo de ces marchands de fruits qui jalonnent les routes des banlieues. Dans le centre, ce sont plutôt des petites boutiques, ça fait plus civilisé, mais beaucoup moins chaleureux !

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    Cliquez sur l'image pour l'agrandir.

     


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  • Pour la fête de la mi-automne, chaque année, les chinois mangent, mais surtout s'offrent des gâteaux appelés "de la lune" (月饼 yue bing). En effet, cette fête est un jour de pleine lune. La date est fixée selon le calendrier lunaire, calendrier traditionnel chinois, et change donc tous les ans (tout comme les anniversaires des gens !!). Cette année, c'est le 25 septembre, soit mardi prochain.

    Tout comme en France pour Pâques ou Noël, l'hystérie commence bien avant le jour J. On peut voir des gâteaux de la lune vendus partout depuis le début du mois. Dans les supermarchés, des étalages entiers leur sont consacrés, avec des boîtes magnifiques ou simplement un emballage plastique, le prix variant de 2 yuans (0.2 euros) l'un à 300 voir 500 yuan la boîte de 8 ! Toutes les universités fabriquent les leurs et les vendent aux élèves et aussi à l'extérieur.

    On voit un peu partout des gens marchant ou à vélo avec un ou une dizaine de sacs décorés refermant la fameuse boîte en métal elle aussi décorée, contenant 4 à 10 yue bing.

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    On en trouve de tous types, avec des contenus divers et variés. Les normaux sont avec des oeufs ou des fruits secs, mais j'en ai aussi vu au poisson, fruits de mer, viande, thé, ou même vin rouge ! Je pense que je vais me lancer, juste pour voir.

    Je pense que si vous allez dans les quartiers chinois en France en ce moment, vous trouverez ces gâteaux facilement. Si vous avez l'occasion, essayez. Les gâteaux chinois ne sont en général pas terribles car ils ne sont pas habitués à manger aussi sucré, mais ceux-là font exception et se mangent très facilement...


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  • 0807855e9ba9c6854820053a9a05c41e.jpgCa y est, le bâtiment commencé l'an dernier sous nos fenêtres est fini. Du coup ils en commencent un autre juste à côté.

     

     

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    C'est un dortoir pour les étudiants et il a été occupé dès la fin des travaux, rentrée oblige. Pour ceux qui ont été dérangés par le bruit la nuit l'an dernier, voici les photos du tout nouvel immeuble (cliquez pour agrandir).


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  • Ceci n'est pas le code officiel, mais ce que j'ai pu observer en allant en vélo au labo tous les matins.

    1) Le feu rouge, c'est pas pour les gens qui tournent à droite.

    2) Quand c'est mon tour, j'avance au maximum, afin de bloqer tout le monde ensuite. Mais c'est moi qui serait passé en premier.

    3) Je klaxonne non pas pour montrer mon énervement mais simplement pour dire que je suis là, "attention, je passe !".

    4) Je m'occupe de ce qui est devant moi, pas de ce qui est derrière, c'est à eux de faire attention. Si quelqu'un veut passer, il klaxonne.

    5) Je m'occupe de ma propre sécurité, comme chacun fait de même, tout le monde est protégé.

    6) S'il y a la place, je passe.

    7) S'il n'y a pas la place de passer, j'avance lentement jusqu'à ce que les autres bougent un peu et que l'espace soit suffisant pour que je m'engage (vaut pour les vélos surtout, mais aussi les voitures et les bus).

    8) Si quelqu'un devant moi s'engage, je me dépêche de le suivre de près pour passer moi aussi, les gens derrière moi feront de même (valable surtout pour les vélos qui passent entre les voitures, les bloquant parfois plusieurs minutes).

    9) Je suis un taxi donc je peux m'arrête n'importe où et n'importe quand, et redémarrer sans prévenir. Aux autres de faire attention. Mais je vais quand même doucement pour ma propre sécurité.

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    Bref, le résumé du comportement des chinois, c'est chacun pour soi, mais tout en sécurité quand même. De toutes façons, aux croisements, il y a tellement de bus, voitures, vélos, piétons partout qu'il est impossible d'aller vite. Tout se passe en douceur.

    Des fois ils sont quand même un peu stupides. Un matin, il a fallu 10 bonnes minutes pour débloquer un croisement où chacun avait avancé au maximum, du coup tout le monde s'est retrouvé bloqué. Et pas question de reculer... Heureusement qu'un agent de police est passé par là.
     

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  • Hier était un jour un peu spécial pour les étudiants. La rentrée ayant eu lieu, une coûtume veut qu'on souhaite une bonne année scolaire aux professeurs.

    Dans mon labo, les étudiants ont passé la matinée à aller dire leurs voeux aux différents professeurs retraités. Ils le font à la place du professeur Bai (mon maître de stage et responsable du labo), qui est occupé. Si j'ai bien compris, ils sont allés directement chez eux, quelque chose que l'on ne fait pas en France. L'après-midi, pendant la réunion hebdomadaire, les élèves ont offert un gros bouquet au professeur, avec une petite carte de voeux signée de tous les élèves. Pour l'occasion, la carte de voeux est vendu avec le bouquet.

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    En rentrant chez moi en fin d'après-midi, il y avait un attroupement devant mon immeuble. Ils venaient voir le professeur qui habite au deuxième étage pour lui apporter un cadeau.

    Les élèves du laboratoire de Tong avaient eux dîné avec tous les professeurs au restaurant la veille. Les élèves dans une salle et les professeurs dans l'autre.

    Aujourd'hui, on peut toujours voir un peu partout des affiches de bonne fête des professeurs dans le bâtiment de mon laboratoire. C'est une fête qui n'existe pas en France, peut-être que l'image du professeur est différente en Chine. De ce que je peux voir, les élèves sont assez familiers, mais ce sont des élèves en master dans un labo. Ils passent plusieurs années avec le même professeur, ça doit créer des liens.

     


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  • " Voici venu le temps des friandises hivernales, que l'on savoure pour se réchauffer sur les lacs gelés, dans les ruelles, sous le soleil et le vent. Plaisir de trois sous, pris debout en bavardant avec le voisin, bonheur fugace et éphémère. Mais ces délices s'adaptent mal aux temps modernes.

    La brochette d'agneau à la braise est bannie depuis l'an 1999, sacrifiée à l'autel de la propreté de l'air – elle survit en catimini dans quelques kiosques munis de simulacres de hotte aspirante. La brochette d'azeroles caramélisées (pommes d'amour) fait gronder le législateur, fâché avec les poussières de l'air, qui menacent de ternir leur vernis de caramel rouge : il impose au camelot de cacher sous un sac en plastique son arbre de Noël de piques écarlates plantées sur son porte-bagages...

    Dernier sur la liste des plats à abattre : la patate douce sous la cendre se voit reprocher son brasero de fortune – un baril recyclé. « Et s'il avait contenu goudron ou pesticides ? » objectent les services d'hygiène.

    Ce rejet simultané des friandises hivernales, qui avaient survécu aux bouleversements du siècle dernier, interpelle. Il n'est pas dû au hasard. Il exprime l'affaiblissement, voire la fin du goût du risque – et avec lui, du goût tout court.

    La Chine qui s'enrichit et se modernise voit dans l'Amérique, son premier client et investisseur, la clé de sa richesse future et son nouvel arbitre des élégances gastronomiques. Après avoir fait ses heures de travail à l'usine américaine et cédé à l'esclavage de la pub yankee, elle balance ses humbles plaisirs d'hier au profit des snacks yankees, McDo, Kentucky Fried Chicken ou Pizza Hut, arrosés bien sûr de Coke ou de Pepsi.

    (...) Enfin riches, le citadin tire un trait sur son passé trop pauvre – il met aux ordures, avec ses vieux jouets, ses saveurs d'enfance.

     Eric Meyer, 28 octobre 2002

     

    On peut encore voir pas mal de choses à manger vendues dans la rue et c'est vrai qu'au niveau sécurité alimentaire ça a pas l'air terrible. Mais comme il y a toujours plein de gens autour qui en mangent, ça donne envie de tester, on se dit que ça doit être bon. Alors on teste, mais toujours avec cette impression de risque, "si je suis malade, tant pis, mais au moins j'aurais goûté".

    Ca serait quand même dommage d'interdire tous ces petits vendeurs qui donnent un aspect très accueillant et famillier aux immenses rues de Pékin. Et les gens peuvent aller au supermarché s'ils préfèrent.

    Au niveau de l'environnement, j'ai aussi lu que le fameux canard laqué n'est plus cuit au charbon mais dans des fours électriques. Le chou doufu, ou tofou puant (qui mérite bien son nom), n'est plus fabriqué que dans des usines, ce qui évite les mauvaises odeurs des petites fabriques familiales d'avant. Il faut choisir entre le goût et la suppression du risque. 

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  • Ce week-end, je suis allée me ballader à la Colline de charbon près de la Cité Interdite. J'ai été très étonnée car je m'attendait à l'endroit touristique que j'avais vu rapidement l'an dernier. Je suis pas rentrée par le même endroit et aprsè quelques pas j'ai entendu de la musique. Du coup je me suis rapprochée des gens rassemblés, autour d'une chorale qui semblait improvisée, mais les gens avaient des cahiers. A quelques dizaines de mètres des musiciens et des gens qui dansent. Ce sont beaucoup des personnes âgées mais dans le public, il y a toutes sortes de gens, dont 2-3 étrangers passant par là. Je me demande si aujourd'hui est un jour spécial ou si c'est comme ça tous les dimanches.

    Finalement je continue et vois des accordéons un peu partout avec plus ou moins de personnes autour chantant (pour voir à quoi ça ressemble >>>). On marche quelques mètres et la musique change. C'est très agréable, en plus dans le cadre du parc. En montant la colline pour accéder à la vue, les différents chants se mêlent, c'est assez irréel. Je ne m'imaginais pas du tout ça en venant, en général, les parcs et collines sont très calmes à Pékin.

    En haut de la colline, un chinois me dit qu'en fait, c'est comme ça tous les jours. Les personnes âgées retraitées passent leur temps ici. Les chinois aiment chanter... Ca me confirme une chinoise en France qui m'a un jour demandé pourquoi les gens ne fredonnaient pas beaucoup dans la rue en France. Il y aussi qu'en Chine, lorsqu'il y a une chanson dans un film ou une pub, il y a toujours les paroles qui défilent en même temps. Pourtant j'avais pas eu l'impression d'entendre les gens chanter dans la rue avant... Peut-être que c'est différent dans la capitale, comme en France, on doit plus facilement voir les gens chanter en province qu'à Paris !

      

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    © Bruno Dalannoy

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  • A Pékin, ça fait des années qu'il y a des travaux partout, tout le temps. D'abord pour la rénovation et parce qu'il faut toujours plus de logement, mais ça s'est accéléré avec les jeux olympiques. Partout, on détruit du vieux pour faire du neuf. Soit, on détruit du 1-5 étages pour construire du 10-20 étages. Ce qu'il y a de bien c'est que les immeubles ne sont pas gigantesques. Ils ne sont en général pas très hauts mais plutôt larges. Et souvent les ils s'élèvent au milieu de bâtiments plus bas, ou alors les immeubles sont bien espacés. Du coup on n'a pas l'impression de gigantisme et l'architecture est très claire. A part les bâtiments anciens qu'on ne détruit plus et ceux qu'on restaure, on peut dégager un style chinois récent dans les immeubles (photos).

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    Avec tous ces travaux pour construire des immeubles ou rénover les routes et infrastructures, il n'y a presque pas un endroit à Pékin où il n'y a pas de travaux (même sur la place Tian'anmen ils sont en train de rénover le mausolée de Mao). Du coup les chinois en ont un peu marre des travaux. Au bout de trois mois ici, je les comprends. Mine de rien, il y a toujours un bruit de fond et il faut souvent éviter les gens en train de travailler, passer par des chemins détournés en ne sachant souvent pas où ça mène. Il y aussi le problème de la poussière sur le sol et donc lorsqu'une voiture ou un camion passe, il faut ne pas respirer et fermer les yeux. De même lorsqu'une route est en train d'être refaite, cette odeur de bitume chaud est horrible. Bref, il paraît que les travaux sont plus importants en été, surtout le soir et tôt le matin, j'espère qu'avec l'automne ça ira mieux. L'immeuble de l'an dernier à côté du centre où on logeait est presque fini, mais ils commencent un autre juste derrière chez moi... Ca donne vraiment envie de revenir après les jeux pour voir comment ça fait un Pékin sans (ou avec peu de) travaux. Je me rappelle de Bordeaux quand ils ont fini les travaux dans le centre, c'est vraiment agréable de se promener...

     


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  • Le chinois n'étant pas une langue phonétique comme les langues latines ou arabes, la création de mots n'est pas aussi facile. Comment peut-on inventer des nouveaux mots, ou de copier des mots étrangers (comme on le fait si bien en français : jean, parking, Coca-cola, Bangkok, Beijing, etc.).

    Comme il serait effrayant de rajouter des caractères à chaque nouveau mot, les chinois combinent les anciens pour former de nouveaux mots, en fonction du sens ou de la phonétique. Je vous donne quelques exemples.

    Nouveaux mots :

    - ordinateur : 电脑 = 电 électrique + 脑 cerveau
    - taxi : 出租汽车 = 出租 louer + 汽车 voiture
    - téléphone portable : 手机 = 手 main + 机 machine
    - football : 足球 = 足 pied + 球 balle (quelle inventivité !!)
    - badminton : 羽毛球 = 羽毛 plume + 球 balle

    Et ainsi de suite pour tous les sports (basket = panier+balle, volley = rang+balle (???), tennis = filet+balle). Sauf pour le ping-pong, qui vient du chinois, bien sûr ! (乒乓球 pingpangqiu)

    - frigidaire : 电冰箱 = 电 électrique + 冰 glace + 箱 boîte

    Mots en phonétique :

    - Italie : 意大利 yidali ("itali" en equivalent français)
    - Japon : 日本 riben ("jepen")
    - Brésil : 巴西 baxi ("pachi")
    - Paris : 巴黎 bali ("pali")
    - Bordeaux : 波尔多 bo'erduo ("bo-al-tuo")

    Remarque : les noms de pays sont toujours copiés de l'anglais...

    - Chirac : 西拉克 xilake ("shilakeu")

    Sinon pour les noms de nourriture :

    - chocolat : 巧克力 qiaokeli ("tchiao-khe-li")
    - café : 咖啡 kafei
    - Coca-Cola : 可口可乐 kekoukele
    - MacDonald : 麦当劳 maidanglao

     

    Pour finir, un caractère que j'aime beaucoup :

    Devinez sa signification… "brochette" !!

     


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  • Comme je l'ai déjà dit, les étudiants chinois doivent passer un examen (ou plutôt un concours) pour entrer à l'université. Une fois là-bas, ça n'est pas comme dans les universités ou les grandes écoles françaises. Comme la concurrence pour le travail est grande en Chine du fait de la forte population, la plupart des étudiants travaille beaucoup.

    Habitant dans des quasi-dortoirs, il leur est pratiquement impossible de travailler là, surtout par manque de place et de lumière plus que par inconfort. On peut donc voir des étudiants travailler jour et nuit (et week-end bien sûr) dans les 562ab119c7ac16d71ca88836583d205b.jpgnombreuses salles d'études des universités. Il est assez impressionnant de voir la quantité de livres qu'ils peuvent amener. J'ai même vu des salles où des surveillants viennent contrôler l'identité des étudiants (seulement leur carte) pour vérifier s'il n'y a pas dans le bâtiment des étudiants d'une autre spécialité. On peut voir ça au collège en France, mais pas dans une université, pour des élèves de master ! Pendant les vacances d'été, les étudiants n'ont plus cours mais continuent les expériences ou révisent pour l'année suivante. J'ai cru comprendre qu'il y avait aussi des examens facultatifs en début d'année. J'ai rencontré un chinois qui a passé presque tout l'été entre sa chambre, la cantine et sa salle d'étude...

    Dans le laboratoire où je travaille, les étudiants préparent tous un master ou un doctorat de recherche. Pour avoir un diplôme, ils doivent entre autre publier un document officiel, ce qui n'est pas du tout facile et oblige à avoir de bons résultats, significatifs. Ils ne sont pas tous fans de la recherche mais me disent qu'ils doivent avoir leur doctorat, ensuite ils pourront travailler dans un autre domaine. C'est triste de se dire qu'ils doivent faire des expériences pendant 5 ans même s'ils n'aiment pas ça… Enfin, je pense qu'avec un doctorat, en plus de l'université de Pékin, ils ne doivent pas avoir trop de mal à trouver du travail. J'espère pour eux, sinon c'est inquiétant pour les autres.

    Dans mon laboratoire, donc, les étudiants restent à faire des expériences jusqu'à tard dans la nuit. J'ai cru comprendre que le bâtiment ne fermait pas et comme chaque étudiant a la clé de son labo, ils peuvent travailler quand bon leur semble. Pendant les vacances d'été, la plupart de mon labo ne se levait pas le matin mais restait le soir. Je crois qu'avec la rentrée, le professeur va être plus sévère sur les horaires de travail le matin… Mais il y a des fois où on ne choisit pas de rester tard ou non. Quand on commence une expérience il faut la finir et ça peut durer longtemps… Ce que je fais en ce moment dure 10h (en fait on met les échantillons dans une solution puis on incube 2h, et ainsi de suite). La première fois on n'a pas fait attention et on a fini à 22h. Je n'aime vraiment pas travailler le soir, j'ai l'impression d'habiter dans le labo. Du coup, hier, j'ai commencé à 8h et j'ai pu rentrer chez moi vers 19h... Heureusement que je ne fais pas ça tous les jours. Mais c'est la nécessité du travail, on ne peut pas y couper. Mais ne vous inquiétez pas, comme on gère son temps soi même, on peut ne pas venir le lendemain matin pour rattraper. En fait, ce que veut le prof est d'avoir des résultats, ensuite, on fait ce qu'on veut, dans la limite du raisonnable.

    Bref, je suis contente de ne pas habiter dans la même université que là où je fais mon stage. Quand je rentre, j'ai vraiment l'impression d'être chez moi et j'oublie tout de mes expériences. Ce n'est vraiment pas le cas des autres dans le labo. Ils ne rentrent dans leur chambre presque que pour dormir, mangent dans l'université et se distraient dans le labo en lisant, étudiant l'anglais, jouant à des jeux sur les ordinateurs ou allant sur Internet... Ils font aussi un peu de sport, toujours dans l'université. Et comme ils viennent des quatre coins de la Chine, ils ne rentrent chez eux que deux fois par an une ou deux semaines (pour des raisons de temps et d'argent).

    Comme je suis étrangère, j'ai aussi l'énorme privilège d'avoir mes week-ends de libre. Car, même s'ils travaillent moins et se permettent de sortir un peu, ils continuent les expériences, ou au moins les réflexions et protocoles, le samedi et le dimanche. J'en ai quand même vu certains partir visiter un endroit pas loin de Pékin et revenir que le lundi après-midi, mais ce n'est pas la majorité, et pas tous les week-ends.

     


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