• Mon parcours

    Mon parcours

    Pour resituer les quelques articles qui suivent, voici un petit résumé de mon parcours autour de la Chine et du chinois : 

    2005-2007 : apprentissage du chinois (3h/semaine)
    été 2006 : stage linguistique d'un mois à Pékin avec Mandarin Voyages
    juin-décembre 2007 : stage de recherche à l'université de Pékin
    mars-août 2009 : stage à Chifeng (Mongolie Intérieure)
    2009-2012 : licence de chinois à l'Inalco
    été 2011 : voyage d'un mois en Chine
    depuis juillet 2012 : travaille en lien avec la langue et la culture chinoise =)

  • Photo

    Stand tenu par la librairie Le Phénix
    lors de la conférence " A la recherche de nouvelles sources d'échange
    entre la Chine et la France "

    Janvier 2013


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  • " La culture est ce qui fait d'une journée de travail une journée de vie."

    Georges Duhamel

     image

    D'où l'importance d'avoir un travail intéressant, ou bien de prendre le temps de faire ce qui nous intéresse en dehors du travail...

     


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  • « Un homme seul ne peut rien,
    il lui faut l'appui de ses semblables
    pour arriver là où il doit aller. »

    Victor-Lévy Beaulieu

     

    " La grandeur d'un métier est peut-être, avant tout, d'unir les hommes. "
    Extrait de Terre des Hommes

    Antoine de Saint-Exupéry

     


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  • Rire, c'est risquer d'être pris pour un bouffon
    Pleurer, c'est risquer d'être pris pour un sentimental
    Aller vers l'autre, c'est risquer des engagements inconnus
    Réléver ses sentiments profonds, c'est risquer de vous exposer tel que vous êtes
    Exposer vos idées et vos rêves devant la foule, c'est risquer de les perdre
    Aimer, c'est risquer de ne pas être aimé en retour
    Espérer, c'est risquer le désespoir
    Essayer, c'est risquer l'échec.

    Mais il faut courir des risques car le plus grand danger dans la vie, c'est de ne rien risquer.

    Qui ne risque rien ne fait rien, n'a rien, n'est rien
    C'est ainsi que l'on pourrait éviter des souffrances et la tristesse
    Mais c'est ainsi que l'on ne peut ni apprendre,
    Ni ressentir, ni changer, ni grandir, ni aimer, ni vivre
    C'est ainsi que l'on devient enchaîné par ses propres attitudes
    Et donc esclave ayant méprisé et abandonné
    Sa propre liberté.

    Seule la personne qui ose risquer est vraiment
    Libre

     

    Sur le risque...

     Citation affichée sur le mur d'une chambre, quelque part dans la campagne berrichonne...


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  • 今天晚上
    在塞讷河的游船上
    边吃月饼边欣赏月亮
    看看中国人互相照相
    今年中秋节
    过得一直不会忘!


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  • Malgré que cela fasse quelques années que je suis immergée dans la culture chinoise (lors de mes stages en Chine, mais aussi à Paris dans la communauté chinoise étudiante), il reste encore des choses auxquelles j'ai du mal à m'habituer.

    Choses auxquelles je suis maintenant habituée
    - la circulation désordonnée, la dureté des lits, la chaleur l'été, le confort minimum de la campagne,
    - la nourriture et sa diversité (dans les grands restaurants autant qu'à la table des paysans), comment manier les baguettes, le petit déjeuner chinois (voir mes notes Petit déjeuner chinois et Petit déjeuner mongol), l'absence de produits laitiers ou de desserts dignes de ce nom,
    - la façon de saluer ou de s'adresser aux gens et toute la gestuelle qui va avec. Par exemple, saluer de la tête en souriant, ne pas dire « nihao » mais « ah, tu es rentré » ou autre commentaire sur ce que la personne est en train de faire quand on arrive, ne pas dire « oui » mais un « hm » discret avec un petit signe de tête ou au contraire « shi a ! » « dui a ! » avec emphase pour acquiescer.

    Choses que j'ai du mal à supporter
    - le fait que les chinois parlent très fort lorsqu'ils sont en groupe (notamment au restaurant) ou au téléphone, ce qui fait qu'on a toujours l'impression qu'ils sont énervés et cela vous donne mal à la tête au bout d'une heure au restaurant.
    - la saleté et la pollution de certains endroits, notamment la banlieue de Pékin ou certains villages de la campagne, où, comme au Maroc, on voit des amas de déchets dans la nature, et notamment près de points d'eau. Regardez ces canards qui pataugent dans les déchets...

    Photo canards 2

    Photo canards 1

    - la politesse chinoise qui veut qu'on exagère toujours les compliments faits aux gens, ce dont on a pas du tout l'habitude en France.
    - l'accueil chinois des invités qui veut que l'on agisse, que l'on pense à votre place, sans vous demander votre avis, ou alors pour décider à votre place selon la réponse que vous avez faite, dans que l'on vous explique le pourquoi du comment. Je vous donne quelques exemples. Quand vous êtes invité chez quelqu'un, tous vos gestes sont épiés et les gens vont essayer d'anticiper vos envies, vos besoins. S'il fait chaud, on vous place directement en face du climatiseur, sans vous demander si vous supportez le vent froid à 17°C alors qu'il fait 32°C dehors, si vous demandez d'aller aux toilettes, on vous accompagne jusqu'à la porte. Au restaurant, on vous demande quels plats vous aimez pour les commander et les manger en commun, sans penser que peut-être vous avez envie de goûter des plats inconnus, ou même si les autres présents n'aiment pas ces plats et que vous allez devoir les manger tous seuls. Bref, la moindre parole de votre part est interprétée selon la coutume locale et j'ai maintenant peur de répondre aux questions qu'on me pose. Pour moi, aller au restaurant est presque devenu un calvaire : on se dispute sur qui s'assoit où pour la politesse, on se passe la carte en demandant à l'autre de choisir les plats (« toi », « non, toi », « non, toi », etc.), une fois que les plats sont là, on vous ressasse sans cesse « mange, vas-y, mange ce plat », voire on vous met directement de la nourriture dans votre assiette ou votre bol, on essaie de vous forcer à boire de l'alcool, ou si vous choisissez du thé, on vous re-remplit votre tasse dès qu'elle est à moitié vide, etc.

    Vous l'aurez donc compris, étant une VIP parmi les amis et la famille de Dong, je passe mon temps à être invitée, et les gens sont toujours aux petits soins pour moi. On pourrait penser que c'est agréable, mais je ne me sens vraiment pas libre de mes mouvements ou de ma parole, sachant que tout ce que je fais est épié et tout ce que je dis pourrait être mal interprété selon la lecture chinoise. Ils pensent me faire plaisir, mais c'est le contraire, et c'est très difficile de leur expliquer, car selon la politesse chinoise, l'invité passe son temps à refuser poliment et l'hôte à insister. C'est un peu comme un jeu mais cette habitude fait qu'on ne sait jamais si quelqu'un refuse par politesse alors qu'il acquise en vérité, ou bien s'il refuse vraiment parce qu'il n'en veut pas. En conséquence, je passe mon temps à me battre inutilement. Je devrais abandonner, accepter que c'est comme ça, mais j'ai vraiment du mal. Un exemple qui illustre bien. Hier, j'étais au restaurant et on m'avait servi une soupe de tripes de porc aux champignons. Après avoir mangé les tripes et les champignons (excellents), j'avais du mal à boire la soupe qui était très salée et acide. J'étais inconsciemment en train de me sacrifier pour finir mon bol, comme on nous l'apprend en France quand on est petits, et c'est alors que ma voisine me reverse une pleine louche qui remplit mon petit bol. Prise de cours, je n'ai rien pu faire ni rien pu dire, et je me suis sentie un peu comme trahie. C'est vraiment bête, mais c'est dans ces moments-là que je me sens le plus mal. Qu'est-ce qu'il m'avait pris de finir mon bol, je savais très bien qu'en Chine, si on finit son verre, on nous le re-remplit aussitôt, et que la seule façon d'arrêter le processus est de ne plus boire et laisser le verre plein. Mais c'est ce réflexe inculqué depuis notre enfance qui fait qu'on a tendance à toujours finir ce qu'on nous donne... Il me faudra sans doute encore un moment avant d'intégrer cette règle chinoise, car ça implique un gaspillage de nourriture ou de boisson. Difficile d'accepter des règles que l'on trouve stupides ou allant à l'encontre de nos valeurs.

    Photos de la soupe
    Voici le bol de soupe en question :)


     


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  • Cette nuit, je n’arrive pas à dormir, sûrement à cause du décalage horaire. J’en profite donc pour vous raconter notre arrivée à Pékin.

    Une fois arrivés au comptoir d’enregistrement de la compagnie British Airways, nous avons enfin eu une réponse claire : Dong n’avait en réalité pas besoin de visa. La confirmation définitive est venue plus tard : personne n’a regardé son visa lors du changement en Angleterre… Voilà comment dépenser pour rien 2 semaines de temps et 65 euros. 气死了!

    Ensuite, le trajet en avion est passé vite, malgré l’heure de retard au départ de Londres (et donc à l’arrivée). J’ai été marquée par la modernité de l’aéroport de Londres Heathrow, avec des espaces très confortables avec quelques canapés dans lesquels on peut dormir. La seule chose est qu’on ne peut rien y acheter vu qu’il faut payer en livres sterling… J’ai aussi mangé le meilleur plateau repas de tous mes voyages en avion dans le vol Londres-Pékin. Tout était excellent, de bonne qualité, original et avec du goût. Rien à dire. J’étais impressionnée que les Anglais, réputés pour une cuisine insipide, nous servent des plats aussi bons.

    Une fois arrivés à Pékin, récupéré les bagages, il était déjà 13h. Il nous a fallu encore une heure de métro pour arriver près de chez les amis chez qui nous logeons. En sortant du métro, on s’est arrêté dans une petite gargotte pour manger un bol de pâtes bien chaudes. Pour ceux qui connaissent, ce sont des 过桥米线, une spécialité du Yunnan : des nouilles de riz dans une soupe chaude avec des légumes et de la viande, le tout cuit et servi dans des pots en terre. Malgré la chaleur, c’était excellent. Voici une photo de mon bol, des nouilles avec des champignons, de le « peau de tofu » 豆腐皮 (lamelles de tofu pressé, utilisé dans les soupes ou les ragouts), du soja, de la salade, des algues vertes 海带 et des boulettes de poisson. Un régal !

    Photo 1


    Voici le bol qu’a choisi Dong : avec du poulet et du piment.
     
    Photo 2
    Une fois le ventre bien rempli, il fallait se rendre chez nos amis. Pas loin du tout, mais il nous a fallu au final plus de 2 heures pour les retrouver !! En effet, l’adresse que nous avions noté était incomplète, il manquait le numéro du bâtiment dans un grand ensemble d’immeubles, et nous avions aussi fait une erreur en recopiant leur numéro de téléphone… Après avoir fait fois le tour de la zone, demandé à plein de gens et essayé plusieurs immeubles, Dong est aller acheter une carte de téléphone chinoise pour appeler le fils et enfin les trouver.

    Arrivés à destination, pas le temps de se reposer, direction le poste de police pour enregistrer mon arrivée (formalité obligatoire pour tous les étrangers dès qu’ils logent ailleurs qu’à l’hôtel, vous vous souvenez peut-être de mes péripéties de 2007 pour ne l’avoir pas fait). Puis nous sommes allés acheter les billets de train pour aller voir la famille de Dong dans le Henan. Il restait quelques places en train couchette pour mardi 9 au soir. Super, d’ici là nous resterons à Pékin pour voir les amis, faire de grands repas où l’alcool coule à flots, offrir les cadeaux, etc. Beau programme ;-)

    Pour l’instant, je n’ai vu que le métro de Pékin et la banlieue où nous logeons. Il semble que peu de choses ont changé, à part le train express qui relie maintenant l’aéroport au centre ville, évitant le taxi à 100 yuans. En banlieue, toujours les mêmes trottoirs défoncés, les mêmes gargottes, enseignes flashy, vendeurs de légumes en bord de route, circulation déorganisée, etc. Si, il y a peut-être plus de voitures (milieu de gamme) et moins de vélos, mais toujours autant de piétons et de gens dans le métro...

    PS. Pour ceux qui voudraient goûter à Paris ces nouilles 'qui passent le pont" (guo qiao mixian 过桥米线), je vous conseille ce petit restaurant aux spécialités du Yunnan : Guan Guan Yu 罐罐缘 dans le 11e, métro Saint-Ambroise.


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  • Lorsqu'on voyage avec des étrangers, c'est là qu'on se rend compte des avantages considérables d'avoir un passeport français.

    En effet, pour partir un mois en Chine, j'ai bien entendu dû demander un visa de tourisme, mais tout s'est passé sans aucun problème, et j'ai obtenu le visa en 5 jours ouvrables, comme il est écrit sur le site de l'ambassade de Chine et sur les papiers à remplir. Les délais, les papiers à fournir, toutes les informations sont très claires et suivies à la lettre par le personnel. Cependant, ce serait trop beau s'il en était de même pour un citoyen chinois qui demande un visa. Je m'explique.

    Avec ma moitié chinoise, nous avions prévu de passer un mois en Chine cet été depuis longtemps. Lorsque nous avons réservé les billets d'avion en février, nous avons pris un vol British Airways, qui était le moins cher après Aeroflot (peu fiable, manque de confort et longue attente en correspondance). Contents d'avoir eu des vols au prix non excessif, nous avons alors entendu dire que pour faire un transit international dans un aéroport en Angleterre, il faut un visa !! Incroyable !! Je regarde alors sur le site : ok pour moi parce que je suis citoyenne d'un pays de la CEE, mais Dong devra faire une demande de visa... Tout ça pour passer seulement 2 heures dans l'aéroport, sans changer de Terminal !

    Bref, au moment de faire la demande de visa, nous avons des avis contradictoires : certains disent qu'avec un titre de séjour français il n'en a pas besoin, d'autres disent que si. Le site de l'ambassade n'est pas clair non plus... Il dit qu'un visa n'est pas obligatoire si :

    " 8) a valid uniform format residence permit issued by an EEA state under Council Regulation (EC) number 1030/2002 "

    EEA signifie "European Economic Area". Remarquez le "residence permit". Sur Internet, je n'ai trouvé nulle part si cela signifie une "carte de résident" (5 ou 10 ans) ou un "titre de séjour". Dong n'a qu'un titre de séjour temporaire d'un an. De plus, une phrase à la fin nous indique que :

    " Please note that this concession is operated at the UK Border Agency's discretion.
    Our officers may therefore prevent you from using the concession.
    If you are unsure whether you meet the concession's criteria,
    you should get a visa before you travel.
    "

    En bref, tout ça n'est pas clair du tout. J'ai alors essayé d'envoyer un mail, d'aller à British Airways (plus à l'adresse indiquée), rien n'y a fait. Finalement, des amis nous ont dit qu'un de leurs amis dans le même cas avait été refoulé et n'avait pas pu aller en Chine. Le soir même, on prend rendez-vous pour faire la demande de visa : premier créneau disponible une semaine plus tard... soit le 21 juillet, sachant qu'on part le 3 août. Un peu tard, mais nos amis nous ont dit qu'un visa arrive en 3 jours, donc pas trop de stress.

    Or, le jour de la demande, on nous dit qu'en général un visa est fait en 10 jours. Quoi ? Cela signifierait que le visa arriverait 2 jours avant notre départ, et s'il y avait du retard ? L'employé nous dit de ne pas nous inquiéter, et de commencer à regarder sur Internet à partir du 3ème jour. On repart inquiéts mais sans rien pouvoir faire : il n'existe pas de "visa express" pour l'Angleterre (pour la Chine, on peut avoir un visa en 2 jours, moyennant finance...).

    La date approchant, on s'inquiète du visa qui n'arrive pas. On envoie un e-mail pour savoir comment contacter le service de visas pour suivre l'évolution du dossier. Réponse : "il n'y a aucun moyen de les contacter, (...) la durée d'obtention d'un visa est de 10 à 15 jours ouvrables". Hein ? L'employé nous avait dit "10 jours" et non "10 jours ouvrables" !! Ca change tout... Du coup, on commence à réfléchir à changer le billet  d'avion, mais pour quelle date ? Si on appelle la veille pour le changer, ça coûtera sûrement très cher. Hésitation. Finalement, on décide d'attendre le lundi et de voir à ce moment-là, en croisant les doigts pour que le visa soit prêt.

    Lundi matin, visa toujours pas arrivé, on attend midi le ventre serré car c'est l'après-midi que le centre de visa est ouvert pour le retrait. 11h15. Dong se connecte une n-ième fois sur le site. Oui ! Enfin ! Le visa est arrivé, on peut aller le chercher à partir de 12h. Soulagement énorme, fin du stress, mais Dong, qui n'avait pas d'a priori envers les anglais, est rentré dans le rang des anglophobes =)

    Les deux visas en poche, nous sommes donc prêts pour notre voyage en Chine !! J'essaierai d'écrire régulièrement ici pour raconter ce qui m'étonnera, me marquera, avec la nouvelle vision d'apprentie sinologue et non plus d'agronome étudiant le chinois...

     

    Passeport

    " Les passeports ne servent jamais qu'à gêner les honnêtes gens
    et à favoriser la fuite des coquins. "
    Jules Verne, dans Le Tour du monde en 80 jours (1873)

     


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  • Après presque deux ans d'éloignement physique de la Chine, je me prépare à y retourner pour un mois cet été...

    Pendant ces deux ans, il s'est passé beaucoup de choses. A mon actif : un mémoire d'ingénieur agronome, un article scientifique, un mariage, deux ans de cours de langue et civilisation chinoises, un blog collectif et de nombreuses rencontres enthousiasmantes...

    Résultat, j'ai nettement amélioré ma connaissance de la Chine et du monde, progressé dans ma maîtrise du chinois ainsi que dans le fonctionnement du système éducatif et de la société.

    J’espère que ce nouveau voyage en Chine me permettra de pratiquer cette langue passionnante qu’est le chinois, mais qu’elle me permettra encore d’enrichir ma compréhension de la culture et de la société chinoises.

    Je suis impatiente de partir...

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  • Ca y est, j'ai de nouveau quitté la Chine pour revenir poursuivre à Paris... La France m'a manqué alors que je vivais dans la campagne chinoise : le lait, le fromage, le chocolat, les gâteaux, les habitudes de vie, la politesse française, etc.

    J'étais donc impatiente de rentrer, mais je sais que la Chine me manquera d'ici peu. C'est la malédiction d'aimer deux pays, de se sentir appartenir à deux cultures, à deux sociétés.

    Lorsqu'on est loin d'un pays, l'autre vous manque, et vice-versa. Il n'y a pas de solution, si ce n'est de voyager souvent entre ces deux destinations...

     


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  • Encore quelques jours sans travail sur le terrain et le paysage s'est métamorphosé !

    Tout est devenu vert... Il ne manque plus que les cultures (vigne et maïs principalement) et on ne reconnaîtra plus le paysage quasi désertique d'il y a quelques mois.

    Miracle !

    L'eau d'un puits a aussi dégelé, je n'étais pas passée depuis longtemps, on a vraiment envie de se baigner ! Les gens ici ont jamais essayé, ils ne savent pas nager, la mer est trop loin et les gens ne connaissent pas les vacances.

    Miracle !

    Je vous présente aussi ma nouvelle accomagnatrice, qui est très sympa et s'intéresse à tout, ça va me changer la vie... j'espère !

    Miracle !

    Voilà, en ce moment, je rédige une synthèse de mes résultats, pas facile, je me rends compte de l'étendue de mon ignorance... Heureusement, il me reste encore trois mois pour arranger ça.


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  • Ce matin, on m'a annoncé la personne qui m'accompagne pour enquêter serait très occupée les prochains jours et que je ne pourrais pas aller sur le terrain pendant on ne sait pas combien de temps. J'ai protesté vigoureusement que si je ne peux pas aller sur le terrain, je ne peux pas avancer mon travail. Ils m'ont dit, avec un air gêné : "Tu penses que tu peux y aller toute seule ?". Je rêve ! Depuis le début, je leur dit que ce n'est pas obligatoire que quelqu'un m'accompagne, parce que j'ai l'habitude de prendre le bus seule, et que le village que j'étudie n'est pas si grand que ça... C'est eux qui ont toujours insisté pour qu'il y ait toujours quelqu'un avec moi !

    Du coup, j'ai enfin pu prendre le bus seule et aller enquêter les paysans seule. Ca fait un bien fou de ne plus avoir l'impression d'être accompagnée par quelqu'un qui n'a rien à faire d'autre que me suivre, et qui est totalement désintéressée par le contenu de mon travail. J'ai pu profiter de cette "liberté" pour prendre du temps pour discuter avec les paysans, tranquilement, et même planter de la ciboule avec eux. C'était vraiment agréable ! J'aime aussi bien répondre à toutes leurs questions sur pourquoi je suis là, qu'est-ce que je fais, où je loge, qui me paye, est-ce que c'est moi qui aies choisi de venir ici, combien gagnent mes parents, combien j'ai de frères et soeurs, comment est la campagne en France, est-ce que plus tard je veux travailler en France ou en Chine, qu'est-ce qui est mieux entre la Chine et la France (question difficile), est-ce que je comprends quand ils parlent (réponse : ça dépend des gens...), est-ce qu'on utilise aussi des yuans en France (non, pas vraiment !), est-ce que ce que j'écris c'est de l'anglais (hélas non, mais ça change rien, personne ne parle anglais ici), etc.

    Les paysans sont en général assez curieux. C'est pas souvent qu'une étrangère se balade dans ces coins reculés de la campagne. Ca leur fait de l'animation et de quoi discuter... Je commence à connaître une bonne partie des gens et c'est beaucoup plus agréable : ils ne me regardent plus comme une extraterrestre, mais me demandent où je vais, pourquoi je suis pas venue la veille, etc.

    Bref, je ne sais pas combien de temps va durer cette période de "liberté" alors il faut que j'en profite pour continuer à comprendre la situation de mon village d'étude.


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  • Ca fait bientôt un mois que je me promène dans les montagnes à observer le paysage et à chercher des personnes agées. En effet, le début de mon travail est fait de l'étude de la géographie-géologie-hydrographie de la région, puis de l'histoire de l'agriculture (en remontant le plus loin possible dans le temps). Au passage, ce n'est pas difficile de trouver des gens agés car dans ce village assez pauvre et isolé (surtout depuis quelques années que les cours d'eau sont asséchés), tous les jeunes et adultes étudient ou travaillent en ville : soit dans les petites villes alentour, soit carrément à Pékin, Shanghai ou dans le sud. Durant la semaine, on ne voit donc que les retraités (qui travaillent dans les champs) et les élèves de l'école primaire (car l'école est beaucoup plus chère en ville). C'est assez étonnant de voir ce creux dans la pyramide des âges (pas de 14-50 ans, ou presque).

    Depuis le début de la semaine (et surtout après la pluie de ce week-end), le paysage de la montagne a commencé à changer : les feuilles vertes des peupliers et les fleurs blanches des amandiers commencent à pointer leurs nez... Dans quelques jours, je vais pouvoir vraiment savoir où on été plantés les amandiers !

    Les choses sérieuses commencent                         Les choses sérieuses commencent

    Mais tout n'est pas si calme et paisible. Plus possible de récolter tranquilement des informations et se familiariser avec la région. Il va maintenant falloir essayer de tout mettre en relation et d'avancer dans l'analyse de l'agriculture.

    De plus, mardi prochain, j'ai rendez-vous à l'université d'agriculture de Pékin (中国农业大学) pour leur présenter mon travail et mes premiers résultats. C'est quand même eux qui m'ont permis d'avoir un visa pour la Chine, il faut que je leur rende la pareille...


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  • Je commence peu à peu à comprendre le contexte qui m'a fait atterrir dans le village où je suis maintenant. J'ai été envoyée par le groupe gouvernemental d'aide à la pauvreté (扶贫开发领导小组), ça je savais. Mais je ne travaille pas avec eux, ils m'ont simplement envoyée dans un village pour que je fasse mon travail de terrain là-bas (ce qui explique que personne ne m'encadre, mais c'est mieux pour mon travail).

    Comme je suis étrangère (= VIP), ils m'ont donc envoyée dans une zone où l'agriculture est bien développée : une zone de plaine assez large, avec de nombreux puits d'irrigation construits par le gouvernement. Manque de chance, je suis payée par l'INRA et le CIRAD pour étudier... l'élevage pastoral ! J'avais pourtant observé la région avant d'arriver sur le terrain, c'était une zone de moyenne montagne avec beaucoup d'anciens pâturages en altitude. Ils ont réussi à m'envoyer dans la seule micro-région de plaine du district !

    Après l'étude de la géorgaphie de la région, j'ai quand même pu voir qu'un tiers de la surface du village se trouve en zone montagneuse. C'était en fait un autre village jusqu'à 2005, mais ils ont fusionnés (sûrement face à la faible population et la pauvreté des gens vivant dans les montagnes). J'ai donc réussi à négocier d'aller faire mon étude dans une de ces zones, mais située à 20 km du centre du gouvernement où j'habite ! Il est donc pas question de me balader en vélo pour enquêter les paysans... J'ai aussi pas trop le choix des horaires de travail, il n'y a qu'un bus le matin pour y aller (7h30) et un bus le soir pour revenir (16h). Comme il n'y a pas de restaurant là-bas, je mange à l'école primaire, avec les instituteurs. J'ai réussi à négocier cet accueil en échange d'une heure de cours par semaine aux élèves de l'école (anglais, français, culture française, je peux leur apprendre ce que je veux, on verra finalement ce qui les intéresse).

    Pendant mes déplacements, je suis accompagnée d'une étudiante qui travaille au bureau de l'administration du gouvernement local en même temps qu'elle fait sa thèse. C'est beaucoup mieux qu'au départ où j'avais des personnes différentes tous les jours, et qui ne comprenaient pas vraiment pourquoi je posais tant de questions... Apparemment, elle préfère aussi largement m'accompagner plutôt que travailler dans son bureau !

    Voilà mon accompagnatrice attitréeJusqu'où peut mener le manque de communication

    Bref, pour l'instant tout se passe bien, même si j'ai pris du retard dans mon travail du fait :
    - de la non disponibilité des gens (une semaine de conférences et réunions où tout le monde devait assister, donc personne pour m'accompagner),
    - de la neige (deux jours sans bus partant pour le village car le col était bloqué par la neige),
    - de l'incompréhension du but de mon travail (deux jours par semaine sur le terrain, ça suffit, non ?).

    Mais j'ai enfin trouvé à qui m'adresser en cas de problème : tout simplement le secrétaire du parti (n°1) du village. Il peut tout faire, et a même envoyé son propre chauffeur pour me chercher un jour où le bus est passé 1/2h plus tôt que la normale... En échange de cet accueil ? Le devoir de participer aux grands dîners quand il y a des gens importants (ou pas) qui viennent visiter le village. Y'a quand même pas souvent d'étrangers qui viennent dans la région, alors faut me montrer à tout le monde !

     


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  • Toute la semaine, les gens du centre d'agriculture du village sont en conférence. Personne ne peut apparemment m'accompagner pour aller enquêter les paysans... J'ai essayé de protester mais en vain. Finalement, on m'a orienté vers le secrétaire du parti, la personne le plus importante du village. Il m'a dit que si je lui donne un document détaillent exactement ce que je vais faire, il va chercher quelqu'un qui pourra m'accompagner tous les jours. Ca serait parfait ! Mais je ne me réjouis pas trop vite... Apparemment ça sera pas avant la semaine prochaine.

    Du coup, je continue la biblio et j'étudie la géographie à partir des cartes de Google Earth (qui sont très bien faites, et on peut même avoir l'altitude !). J'ai fait des cartes, coupes et schémas de la zone pour faciliter mon travail sur le terrain. Ca me donne un peu la nostalgie de ces temps où les chercheurs, n'ayant pas les technologies modernes, passaient beaucoup de temps et de soin à dessiner ce qu'ils voyaient, afin de décrire précisément pour ceux qui ne l'ont jamais vu...


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  • Ca y est, les choses sérieuses commencent.

    Depuis ce week-end, je passe mon temps entre les visites (ballades) sur le terrain et la lecture de biblio pour mieux comprendre. Tong est reparti ce matin pour Pékin, il va maintenant falloir que je me mette sérieusement à comprendre quand les gens parlent vite et sans articuler. Avant, j'avais un traducteur chinois incompréhensible - chinois compréhensible. Mais, un traducteur trop bavard n'est pas un atout quand on travaille sur le terrain. C'est quand même à moi de poser les questions !

    Bon, pour vous donner un aperçu,
    voici quelques photos de la région que j'étudie :

    Dans le vif du sujet
    Et oui, il n'y a pas que dans le sud des rizières
    qu'on peut voir des cultures en terrasses

    Dans le vif du sujet

    De la vigne ? En Chine ? Il va falloir élucider ça !

    Dans le vif du sujet

    Voici une porte sur laquelle sont toujours accrochés
    les porte-bonheurs du nouvel an chinois


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  • Après le petit déjeuner, me voilà donc partie vers mon lieu de stage. On traverse des montagnes et vallées, le paysage est très beau et me rappelle le Maroc, avec les reboisements et les cultures en terrasse. Je suis contente d'être de retour en montagne, mais on redescent pour arriver au village, dans une large vallée. Je suis un peu déçue...

    Toujours conduits par le "maire" du village, on arrive dans les locaux du gouvernement (communiste) local. C'est là que je vais habiter, à deux portes de bureau du maire. Apparemment, j'y serai en sécurité. La chambre fait environ 15m², avec un lit, un bureau, deux chaises et une télé. Ces chambres sont en fait des bureaux-chambres pour les employés. Ca me va très bien : il y a Internet (je n'y croiyais pas en allant dans un coin si reculé de la Chine)...

    Je suis rassurée car je vais bien pouvoir aller où je veux, poser les questions que je veux (en rapport avec mon stage), mais toujours accompagnée, pour m'aider à comprendre ce que les paysans diront, et pour ma sécurité. Le problème, c'est que je ne peux même pas sortir seule dans la rue principale pour acheter quelque chose... C'est un peu exagéré ! C'est pas si dangereux que ça. Enfin, je vais pas être contrariante dès le premier jour, j'espère que ça s'adouciera un peu avec le temps...

    Je pars demain pour un premier aperçu de la zone. Ca risque d'être intéressant...

     


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  • Arrivée à Chifeng à 6:38 du matin, après 10h de voyage à travers les montagnes du Nord de Pékin. Je suis accueillie à la gare par le chef du village où je vais travailler, quel honneur !

    On fait un petit tour dans cette ville de 1,46 millions d'habitants, en passant par le centre ville, puis la ville nouvelle, en banlieue, magnifique, avec de nouveaux immeubles, des jardins et des antennes ayant la forme de monuments connus (ça fait un drôle d'effet de voir une mini Tour Eiffel à cet endroit !).

    Puis, en route vers Jinshan, la grande ville la plus proche de mon lieu de stage, pour s'enregistrer au poste de police. Tout se passe bien, on dormira à l'hotel cette nuit-là, pour partir à la campagne le lendemain.

    Journée fatigante à suivre les gens sans trop savoir ce qu'on va faire, et à manger le petit-déjeuner, déjeuner et dîner au restaurant avec les gens du village, tous très heureux de m'acceuillir. J'ai même eu droit à une chanteuse locale venue chanter des chansons sur les grandes prairies mongoles. Ici, ce sont plutôt des collines et montagnes, et les gens ne parlent pas mongols, mais ils semblent très attachés à leur culture. On est quand même en Mongolie Intérieure, et le plateau mongol n'est qu'à quelques centaines de km.


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  • Dimanche, je suis arrivée à Pékin sans encombres, dans le nouvel aéroport fait spécialement pour les jeux olympiques. Il est plus moderne et plus facile de s'y retrouver. J'ai aussi très peu attendu pour la vérification des passeports.

    Pendant 4 jours, j'ai passé mon temps à Pékin entre les papiers à régler, les gens à voir et les dîners d'"affaire" (politesse pour fêter mon retour en Chine). Le temps est donc passé très vite, mais le principal est fait : j'ai la lettre de recommandation qui me permet d'aller travailler dans la campagne.

    Qu'est-ce qui a changé à Pékin depuis 2007 ? La première chose qui m'a frappé est que tout ce que j'avais vu en construction est fini (Jeux Olympiques passés oblige). La seconde est qu'il faut maintenant que je m'enregistre à chaque fois que j'entre quelque part : l'université de Pékin, les logements étudiants, etc. Pas facile d'être étranger en Chine, on ne passe pas inaperçu...

    Mercredi soir, j'ai pris le train pour Chifeng (Mongolie Intérieure, voir carte message précédent), au revoir Pékin, à dans un mois pour la présentation de mon travail à l'université d'agriculture !


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  • Après plus d'un an et 2 mois, me voilà bientôt de retour en Chine.
    Cette année m'a enrichie de nouvelles expériences, de nouveaux amis, de nouvelles langues...
    J'espère que ces 5 mois en Chine seront à la hauteur de mes espérances, et de ceux qui m'y envoient.
    J'arriverai dimanche 8 Mars à Pékin, pour n'aller que le 12 à la campagne où je vais travailler (voir carte ci-dessous). Je vous enverrai des détails plus précis une fois que je serai là-bas.
    En attendant, j'ai des milliers de choses à préparer...

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