• Ca y est, je suis de retour en France. Noël vient de passer et ça fait tout drôle de remanger français. D'ailleurs, ça n'est pas la façon la plus facile de se réadapter que de commencer par Noël. On mange beaucoup, et des choses que même les français ne mangent pas tous les jours. Aussi beaucoup de fromage et de chocolat. Ca fait un peu trop d'un coup.

    A mon premier petit-déjeuner, je ne savais vraiment pas quoi manger. Entre les petits-déjeuners chinois et français, il y a une grande différence. En France, on mange plutôt sucré et dur (pain grillé ou céréales), alors qu'en Chine, c'est plutôt salé et surtout très gras, avec des aliments plutôt mous et gluants (beignets, boule de pâte de riz gluant frite, petits pains à a viande cuits à la vapeur, oeufs durs, etc.). On mange aussi des légumes très salés (parfois trop) et souvent ailés.

     

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    Petit déjeuner typique à la cantine (deux personnes):
    beignets simples (longs),
    beignets de citrouille (petits et ronds),
    salade de soja,
    oeufs, gâteau
     et soupe de soja

     

    Ce n'est dailleurs pas facile de manger un petit déjeuner chinois quand on arrive. On choisit en général les choses les plus sucrées et moins grasses.

    A la fin de mon séjour, je n'allais plus à la cantine le matin, souvent par paresse. Alors on faisait des pâtes ou des raviolis, mon plat préféré. C'est très facile à faire, on achète des raviolis surgelés, on les fait cuire 5-10 minutes dans l'eau bouillante, et c'est prêt ! Les surgelés sont très bons, pas la peine de les faire soi-même, c'est un peu long. En Chine, j'ai mangé des raviolis très différents : porc-chou blanc, mouton, boeuf-carottes, porc-citrouille, oeuf-ciboulette, porc-ciboulette, porc-aubergine, etc.

    Le matin, on peut manger un petit-déjeuner dehors ou dans des mini-restaurants. En fait, ce que mangent les chinois le matin est plutôt compliqué à faire : légumes, pains fourrés cuits à la vapeur, beignets de toutes sortes, espèces de crèpes avec tout un tas de légumes et viandes, des soupes à l'oeuf, aux légumes, au soja... Donc, ce n'est pas très facile à faire soi-même, surtout le matin, où les  gens n'ont en général pas le temps. C'est pourquoi, je pense, on ne trouve pas ce genre de choses en France, à part les boulangeries. Les habitudes sont en fait adaptées aux besoins des gens. On peut manger un bon et bourratif petit déjeuner pour quelques yuans.


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  • J'ai une très faible connaissance des hôpitaux en Chine. Je n'y suis allée qu'une fois après m'être fait une coupure assez profonde à un doigt, mais j'en ai un peu entendu parler autour de moi. En effet, les étudiants de l'université n'ont rien en matière de premiers soins. Dès qu'il y a le moindre problème, ils vont à l'hôpital de l'université. Heureusement, en tant qu'étudiants, ils ont des prix extrêmement bas. Pour m'être fait soigner 10 minutes, je n'ai payé que 2 yuans (soit 0,20€). C'est vraiment ridicule et j'aurais payé plus cher que ça à l'extérieur, peut être 10 ou 20 fois plus. Pour moi, ça n'est pas grave, mais pour les étudiants, c'est très important. Une bonne partie n'ont déjà pas assez d'argent pour les études, la nourriture et les habits, alors s'il leur fallait dépenser beaucoup dès qu'ils se blessent (en faisant du sport, par exemple), ça serait inhumain. J'imagine que les gens travaillant à l'hôpital sont payés par l'Etat ou par des subventions.

    Un autre gros problème des hôpitaux en Chine est que les chinois n'ont pas d'assurance maladie. C'est donc une très grosse difficulté pour eux de payer lorsqu'ils son hospitalisés. Un jour à l'hôpital coûte plusieurs milliers de yuans. Or, le salaire d'un employé dans un hôtel est d'environ 800 yuans par mois, celui d'un paysan moyen entre 2000 et 3500 yuans par an (en 2003), et les gens qui font des petits travaux dans la rue peuvent travailler toute la journée pour gagner 30-50 yuans. Donc, si vous êtes hospitalisé 4 jours du fait d'une maladie grave, il vous faudra peut-être payer 12 000 yuans ! Imaginez le décalage. On comprend qu'à la campagne, les gens se soignent eux-mêmes, avec la médecine traditionnelle. Vous avez aussi sûrement entendu parler des fameux "médecins aux pieds nus" envoyés dans les campagnes pour améliorer les conditions de santé des plus pauvres. Je ne sais pas s'il y en a encore maintenant.

    Une autre conséquence du problème de paiement est que ce sont les gens qui ont le plus d'argent qui sont soignés le mieux. En effet, après avoir payé le prix normal, on peut payer directement l'infirmière en échange de soins particuliers. L'argent manquant et le grand nombre de malades font que les gens ne sont pas aussi bien surveillés que dans nos hôpitaux français. Si vous donnez une compensation à une personne travaillant dans l'hopital où est soigné un membre de votre famille, vous serez ainsi sûr qu'il sera bien traité.

    Je finis avec une anecdote que j'ai lue dans La Chine à ma façon, de Lisa Carducci (très bon livre décrivant la vie quotidienne en Chine). Une femme immigrante enceinte étant tombée dans la rue s'est réveillée menottée à un lit d'hôpital. Le médecin qui l'a soigné ne pouvait plus laisser les patients s'enfuir sans payer une fois soignés. La suite ne dit pas s'il a réellement été payé…


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  • b34c77f43caaaf92f078bf131feef49e.jpgCa y est, j'ai mon nouveau visa, qui me permet de rester en Chine jusqu'au 19 Décembre. Mais ça n'a pas été de la tarte... Pour demander un visa, ça paraît très simple, il faut seulement :

     

    - son passeport avec l'ancien visa,

    - le formulaire de demande de visa rempli,

    - une lettre de recommandation de mon laboratoire disant pourquoi je reste plus longtemps,

    - l'attestation de résidence à Pékin.

     

    Les trois premiers n'ont pas été un problème. Pour l'attestation de résidence, j'ai en fait appris à ce moment-là que j'étais censée l'avoir demandée dès mon arrivée à Pékin. C'est la règle pour tous les étrangers qui vivent en Chine ailleurs qu'à l'hôtel.

    Pour obtenir cette attestation, il faut aller au bureau de police du logement le plus proche, en compagnie de son propriétaire. Elle nous donne un papier qu'il faut amener à un autre bureau de police pour faire éditer le fameux papier officiel. Apparemment très simple. Mais tout est compliqué en Chine, surtout lorsqu'il s'agit de s'enregistrer.

    En effet, lorsque j'ai dit à ma propriétaire, qui n'habite pas là où je vis mais à l'autre bout de Pékin, que j'avais besoin qu'elle vienne, elle a rechigné. Non pas pour le déplacement obligé, mais parce que si je m'enregistre, il va falloir qu'elle paie les taxes de location. J'ai touché un point sensible... La plupart des gens qui louent de particulier à particulier ne vont pas s'enregistrer, juste pour ne pas avoir à payer ce fameux impôt. Or, les étrangers sont obligés de le faire dans les 24h après leur arrivée.

    Il a donc fallu discuter et accepter de payer nous même les taxes pour la faire venir. Une fois dans le bureau, les employés ont été sceptiques sur le fait qu'elle ne loue qu'une chambre sur les 4 alors qu'elle ne vit pas là. Poussée par son mari énervé, elle est reparti sans avoir fait les formalités d'enregistrement. Il nous fallait donc changer de logement si je voulais avoir le papier pour mon visa.

    Le problème est qu'une majorité de propriétaires sont eux aussi dans l'illégalité et ne veulent pas louer à des étrangers pour ne pas avoir de problèmes après. Pas facile donc de trouver un logement aussi bien et pratique que celui qu'on avait. Nous sommes rentrés le soir bredouilles, sans savoir quoi faire, se disant qu'on continuerait à chercher le lendemain.

    Le lendemain, donc, un employé du bureau de police est venu à l'improviste voir le logement. La propriétaire a eu peur et a changé d'avis. Mais ni elle ni les autres locataires ne voulaient payer. Il a fallu négocier qui payerait quoi. 300 yuan pour nous, 150 pour un autre couple et 50 pour le 3ème. Le 4ème locataire n'étant pas là, il ne s'enregistrera pas. Le reste des taxes serait payé par la propriétaire elle-même. Je précise que les contrats de location ont aussi été changés pour l'occasion. Le montant du loyer étant diminué et la durée de location seulement de deux mois. J'étais aussi censée être arrivée trois jours avant.

    Une fois de retour au bureau de police du logement, les employés étaient encore sceptiques parce que les loyers étaient un peu trop bas... Après une bonne demi-heure de discussion, ils sont tombés d'accord sur un prix : 1350 yuan de taxes. Enfin, on a le papier voulu, disant de quand à quand je reste habiter à cette adresse (la date de fin de mon visa).

    Arrivés à l'autre bureau de police, ceux-ci m'ont demandé pourquoi je n'ai pas été enregistrée avant. J'ai dit que je ne savais pas, ce qui est totalement vrai. Ils n'ont rien dit. Par contre, comme j'étais arrivée (sur le papier) le lundi à cette nouvelle adresse, et que je venais m'enregistrer le jeudi, je n'ai pas respecté la loi qui veut qu'on vienne dans les 24h. Tout ceci bien sûr à cause des négociations chinoises pour essayer de payer le moins possible... Du coup, une agent de police nous a fait aller dans une salle spéciale où ma propriétaire et moi avons dû signer un papier comme quoi nous avions enfreint la loi. J'ai dû recopier un texte (en chinois) qui disait que je reconnaissais avoir enfreint la loi et que je ne recommencerai plus. J'avais l'impression d'être à l'école et de recevoir une punition. En plus, il y avait un bon nombre de caractères que je ne connaissais pas, mais j'ai quand même compris le sens global et qu'à la fin, je disais comprendre le chinois et ne pas avoir besoin qu'on me traduise le texte... J'avais vraiment envie de rire de la situation mais vu la tête des policiers, je me suis retenue du mieux que j'ai pu.

    Sortis du poste de police, tout était en ordre. J'étais contente que ce soit fini et que je n'ai pas à changer de logement.

    J'ai ensuite fait ma demande de visa au bureau de la sécurité publique de Pékin (北京市公安局), mais j'ai eu le malheur de vouloir d'abord demander une confirmation que mon dossier était bon au bureau d'accueil. Un employé qui nous a répondu qu'il manquait un tampon des affaires étrangères de l'université où je fais mon stage. Voyant que l'employé insistait mais sans sembler s'intéresser vraiment à mon dossier, j'ai eu des doutes, mais Tong a pensé qu'il valait mieux retourner à l'université demander ce tampon.

    Une fois là-bas (à une heure de bus), l'université m'a dit ne pas pouvoir me mettre ce tampon car je ne suis pas étudiante, ce qui est vrai car je ne me suis pas inscrite, n'étant pas réellement étudiante mais stagiaires (et puis 1500$, il ne faut pas exagérer !). Je suis donc retournée au bureau de la sécurité publique (encore une heure de bus) et cette fois on va directement faire la demande. Aucun problème. C'est donc cet employé qui n'a pas essayé de comprendre que je n'étais pas étudiante mais que c'est un travail (stage, ça n'existe apparemment pas en Chine). Décidément, je n'ai plus trop confiance en les employés des administrations chinoises, ça dépend vraiment de sur qui on tombe.

    Une fois le visa récupéré, je suis allée sans aucun problème faire rallonger mon attestation de résidence. Les chinois me disent qu'à partir du moment où on paye, il n'y a plus de problème... Je comprends qu'ils veulent tous essayer d'échapper aux taxes, déjà qu'ils n'ont pas beaucoup d'argent, mais du coup, c'est ceux qui veulent tout faire dans les règles qui en pâtissent. Il faut vraiment vouloir être honnête !


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  • Je vais essayer de vous donner un petit aperçu de cette campagne dans laquelle j'ai fait un très court passage. J'ai essayé de toujours ouvrir les yeux, à la lumière de tout ce que j'avais pu lire avant.

    Au niveau de la qualité de vie, il semble qu'il y ait des puits et les gens peuvent avoir l'eau courante s'ils font eux-mêmes les travaux, mais je 4d32e79c9996d08fc70465c08e89a2cc.jpgpeux avoir mal compris. Ils ont l'électricité et tous la télévision. Les meubles sont peu nombreux et assez anciens, mais il y a le minimum. Pour faire la cuisine, là où je suis allée, ils avaient le choix entre une gaziniène (avec bombonne qu'il faut changer), un feu à bois ou un feu avec du charbon (machine métallique où il suffit de changer le cylindre de charbon quand il est fini). Tout se cuisine avec un walk donc il n'y a pas besoin de four mais seulement un feu. Pour faire bouillir on utilise le même walk (ou un autre si on en a plusieurs).

    Les gens n'ont bien sûr pas de voiture mais des vélos, voire des tricycles à moteur ou des mobilettes. Sinon, il y a les bus.

     

    Pour l'agriculture, chaque petite parcelle de terrain semble être mise à profit. Devant certains magasins, on voit une a9c9caf6490b7f1326698cdabb4dcd5f.jpgpetite parcelle de jeunes arbres fruitiers. Sont-ils plantés par les autorités où par les gens eux-même, je l'ignore. Des arbres aussi sont plantés sur les bord des routes ou des parcelles par les paysans. En effet, la surface par agriculteur en Chine est très petite (0,65 ha en moyenne), il faut donc exploiter au maximum.

    Comme cultures, on voit surtout du blé, du maïs ou des légumes. Les paysans disent que la situation a changé récemment : avant ils cultivaient un peu de tout, maintenant, presque tout le monde cultive du blé et des légumes en hiver. Seules certaines personnent possèdent des tracteurs et outils pour labourer et semer. Les autres les paient pour semer et récoltent ensuite eux-mêmes avec des outils manuels. Il y très peu d'animaux là où je suis allée. Seulement quelques chèvres et moutons qui pâturaient sur le jeune blé des autres (pas toujours au courant).

    Le gouvernement oblige aujourd'hui à planter des arbres sur les parcelles proches des routes, afin d'améliorer la qualité de l'air. Ils ont une aide financière en compensation, mais ils continuent à cultiver sous les arbres. Les arbres ne leur donnent pas un revenu régulier tous les ans... J'ai donc vu des gens planter des graines au milieu des parcelles de blé déjà semées.

    Un autre détail qui m'a choqué : les tombes un peu partout dans les champs, et pas peu nombreuses. Chaque famille 066e977b533b1a698085f9ccbac1f38b.jpga son propre mini-cimetière et la surface occupée peut être assez grande. On a un peu l'impression d'être en permenance dans un cimetière. Il faut aussi penser qu'ils perdent ainsi de la surface cultivable, déjà qu'ils en manqent. Mais avant, c'était leur seul moyen d'enterrer les gens, et de pouvoir aller se recueillir régulièrement. Aujourd'hui c'est interdit et les gens sont obligés de se faire incinérer. Des gens continuent à enterrer "clandestinement" la nuit. Il faut aussi remarquer que beaucoup de paysans sont chrétiens...


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  • Quand j'étais dans le Henan, j'ai bien sûr voulu voir plusieurs endroits. Apparemment, le plus rapide, c'est le bus (ou mini-bus) longue distance. Le train mets encore plus de temps, en s'arrêtant très souvent. J'ai donc testé bus dans la campagne chinoise. Ca vaut le coup mais il ne faut pas être pressé.

    En effet, le premier jour, je suis allée dans les montagnes Songshan voir le temple Shaolin. Ca a beau être un site touristique, les bus ne sont pas très fréquents. Nous sommes arrivés à la gare et avons pris un bus plus d'une heure après. Au passage, il ne semble pas exister de billet que l'on peut prendre la veille, ou alors les chinois ne profitent généralement pas de cette possibilité. Du coup, on arrive à la gare routière et voit à quelle heure est le prochain bus.

    Le bus part à l'heure, mais avec seulement 3 passagers. Or, le ticket est à 18 yuan (soit 1,8€). Ca semble irréel de faire un parcours de 2h de bus avec 3 personnes. Mais on aura vite compris : la plupart des voyageurs montent dans le bus à l'extérieur de la gare et ne paient que 15 yuan. C'est bien sûr illégal, mais la suite de mon voyage me montrera que c'est presque tout le temps le cas. Le bus fait donc des allers-retours autour de la gare, en criant la destination par la fenêtre (quand pas de policier ou d'officiel en vue) pour prendre les personnes qui veulent. Le bus est à moitié rempli quand il décide d'aller enfin sur la bonne route.

    Mais ce n'est pas fini. A la sortie de la ville, le bus s'arrête au bord de la route à un endroit qui semble être un arrêt connu pour les gens qui veulent prendre ce bus. A la fin, le bus est rempli. Il peut repartir. Nous avons perdu trois quarts d'heure à tourner comme ça.

    Le bus roulant, la personne qui se charge des tickets ramasse l'argent. On s'arrêtera ensuite pour qu'une personne vienne vérifier le nombre de passagers, pendant que des marchands montent pour nous vendre bouteilles ou tranches de melon. Il fait chaud dans le bus, mais quand même. On commence à s'impatienter car, nous, on a pas tout notre temps. On est là que 3 jours pour voir plusieurs endroits...

    On repart encore et cette fois on prend une espèce de voie rapide. Une personne demandera d'ailleurs à descendre au milieu de ce qu'on appellerai autoroute chez nous. Pas de problème, et voilà qu'on s'arrête sur la bande d'arrêt d'urgence. Heureusement qu'il n'y a pas beaucoup de circulation, mais quand même !

    A la sortie de cette voie rapide, le bus s'arrêt une nouvelle fois sur un parking pour donner l'argent des tickets à une autre personne. Le réseau illégal est vraiment bien organisé. Je n'en crois pas mes yeux. C'est la Chine, les gens sont pauvres et feraient tout pour gagner un peu plus, sans parles de ceux qui montent illégalement pour payer 3 yuans de moins.

    Les autres bus que j'ai pris après étaient un peu pareil. Celui pour revenir du Temple a attendu que le bus soit complet pour partir, celui pour aller dans la campagne chez Tong est passé par un arrêt construit dans une cour d'une maison pour prendre des gens, etc. Un avantage est que l'on peut demander à descendre quand on veut. Des fois, on a un peu l'impression d'être dans un taxi collectif. Et ça fait perdre encore du temps... Heureusement que les gens dans le bus sont en général sympathiques. J'en ai même vu parier 5 yuans sur qui trouverait de quel pays je viens.

    Les routes de campagne ne sont pas aussi bonnes qu'à Pékin. Des fois, on se demande même comment un bus peut rouler là sans se crever les pneus. La circulation est elle aussi impressionnante. Les gens doublent sans complexe, et s'il n'y a pas la place, ils klaxonnent. Il vaut mieux ne pas avoir peur, ou ne pas regarder la route. Caractéristique aussi des routes : très poussiéreuses. Ca m'a rappelé les routes d'Egypte. Les plantes, arbres et feuilles mortes sur les bord de routes sont grises de saleté. En effet, la plupart des véhicules sont des camions. Et ça ne s'améliore pas dans les zones d'extraction de charbon...

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    Pour finir, un détail à noter. Dans le bus, on ne passe en général pas des films, comme en France, mais du karaoké. Ca remplace la radio des bus français et pas mal de chinois chantent. J'avais bien entendu dire que les chinois aimaient chanter. Je peux vous le confirmer...


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  • Ce week-end, je suis allée faire un tour dans le Henan, province du centre-est de la Chine, province d'origine de Tong.

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    Nous sommes donc partis jeudi soir de Pékin pour arriver à Zhengzhou, capitale de la province, après 11 heures de train (mais les trains-couchette c'est vraiment pas fatiguant).

    Le premier jour, nous sommes allée voir le Temple Shaolin (mes photos). C'est un grand domaine au coeur des montagnes, 8b619ccfae1be66ac4c8fa316b8b64e5.jpgavec plusieurs temples et une école de kungfu. Ca change vraiment de Pékin de se retrouver en pleine nature. pour peu qu'on s'éloigne un peu du chemin principal, on n'a pas l'impression d'être envahi de touristes. Le style est toujours un peu le même mais peut-être pas les mêmes couleurs. Il y a aussi la forêt de stèles qui change pas mal. En bref, une visite intéressante et surtout très agréable...

    Le deuxième jour, direction la campagne, près de Pingdingshan, là où vit la famille de Tong. Je suis contente d'avoir vu l'agriculture en Chine, même si ce n'est qu'une infime partie. C'est quand même mon sujet d'étude et ça aurait été dommage de rester 7 mois en Chine sans en avoir un aperçu. J'ai aussi pu me faire une idée de la pollution, même en dehors des grandes villes, due aux très nombreux camions sur les routes et aux mines de charbon.

    A la campagne, j'ai eu vraiment froid le soir. A Pékin, il y a au moins la chaleur de la ville et des voitures. Il n'y avait bien sûr pas de chauffage, et l'eau chaude est celle que l'on fait bouillir soi-même. Mais c'était très plaisant de voir des gens finalement accueillants, même s'il ne faut psa avoir peur des regards curieux et intrigués de ceux qui n'ont sûrement jamais vu un étranger en vrai.

    Le troisième jour, retour à Zhengzhou pour voir quelques amis puis train jusqu'à Pékin pour arriver à 23h. Seulement 5 heures de train cette fois mais assis. Le train est très moderne et aussi inconfortable que les avions. Je n'ai pas réussi à dormir et prendrai désormais toujours le train de nuit en Chine. Au moins on arrive en bonne forme même si c'est 2 à trois fois plus long...


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  • Je n'ai plus de chauffage chez moi. Ce n'était en fait qu'un essai en avance pour voir s'il y avait des problèmes. Enfin, ça a quand même duré 3 jours et j'en ai bien profité. Il fait donc toujours froid le soir et il va falloir attendre le 15 novembre, comme tout le monde.

    Par contre, dans mon laboratoire, le chauffage commence le 1er Novembre. Apparemment, ce n'est pas le cas des autres universités. La très renommée Université de Pékin serait donc favorisée. Serait-ce pour donner de bonnes conditions de travail aux meilleurs étudiants du pays ?

    En tout cas, il fait chaud dans mon labo, et même très chaud, trop chaud. Je suis obligée d'enlever mon pull (sauf quand mon voisin de paillasse ouvre la fenêtre...) et j'ai du mal à supporter le deuxième pantalon dessous, qui est pourtant nécessaire partout ailleurs. Les étudiants m'ont dit que c'est tous les ans pareil, car on est au dernier étage du bâtiment, on a la chaleur qui remonte des 5 autres étages. Et comme je vous l'ai dit, impossible de modérer le chauffage, c'est géré centralement... Pas très logique tout ça. J'avais froid en plein été, j'aurais chaud en plein hiver. Mais dès qu'on sort, on se rend bien compte de la température réelle !

    Une conséquence, mais qui fait bizarre quand on est habitué à la France, comme personne n'a le droit au chauffage, on se gèle aussi dans les restaurants le soir, pour peu qu'on n'y aille pas l'heure de pointe (là, on est contents que la Chine soit très peuplée).

    Il y a des courageux qui mangent quand même dehors sur les mini tables aménagées par les petits marchands. Enfin, comble du comble, en sortant d'un restaurant un soir, duquel le repas ne m'avait pas réchauffée complètement, j'ai vu un chinoise en train de manger une glace ! Décidément, il sont fous ces chinois...


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  • Vendredi soir, je suis allée voir une pièce de théatre à Pékin, dans la salle de spectacle de l'université de mon laboratoire. Je n'ai pas pu résisté à aller voir une pièce de Shakespeare par une troupe anglaise, pour la maudite somme de 8 €. J'ai pu inviter des amis chinois, après les avoir persuadés que c'était vraiment pas cher. En effet, pour une majorité d'étudiants chinois, 80 yuans, c'est beaucoup. L'étudiante avec qui je travaille dans le laboratoire reçoit 400 yuans tous les mois, plus une bourse de l'université à l'année. Mais tous les étudiants ne sont pas payés, loin de là. Par contre, ils ont tous une bourse de l'école et le prix du dortoir est à l'année et terriblement pas cher. La plupart ne peuvent donc pas se permettre d'aller au restaurant ou au cinéma. Ensuite, ce sont des choix (tous ont un téléphone portable).

    Cette pièce, The Taming Of The Shrew, est apparemment la plus connue des comédies de Shakespeare. Ne connaissant que très succintement le plus connu auteur anglais, j'ignorais qu'il avait écrit des comédies. Enfin, je suis allée voir mais je ne savais pas à quoi m'attendre. J'ai lu le début du scénario sur internet pour avoir une idée de l'histoire de peur de ne pas tout comprendre, vu que je ne suis pas bilingue, et que je ne maîtriserais pas les sous-titres chinois.

    En lisant l'histoire, j'ai trouvé que ça ressemblait cruellement aux pièces de Molière, avec des jeunes en âge de se c379458772d76cd6f303802ad140ef83.jpgmarier et les parents qui ne sont jamais d'accord, mais qui finissent toujours bien, avec des péripéties un peu tirées par les cheuveux. Finalement , la pièce jouée n'a rien à voir. Ils ont pris beaucoup de libertés par rapport au texte et c'est vraiment très drôle. Ils chantent souvent a capella entre les scènes et les jeux d'acteurs sont simplement géniaux. On rit du début à la fin, sur des mimiques qui ne sont pas forcément dans le texte original. Tout cela avec une réflexion sur le rôle que doit tenir une épouse face à son mari.

    Donc de l'humour, des couleurs, de la musique et de la réflexion. Je n'ai qu'une chose à dire, s'ils passent près de chez vous, allez les voir !


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  • Ca y est, enfin, j'ai du chauffage chez moi !

    En effet, dans les immeubles, le chauffage est central, donc impossible de le régler soi-même (quand ni quelle température). Les conséquences sont que les différents étages peuvent avoir des températures très différentes. Heuresement que j'habite au 4ème.

    La deuxième raison de ma joie profonde est que j'avais lu que dans les grandes villes de Chine, le chauffage était autorisé uniquement entre le 15 Novembre et le 15 Décembre (exception faîte des zones très froides qui peuvent l'allumer dès mi-octobre). Peut-être qu'il fait spécialement froid cette année et qu'ils ont levé l'interdiction... Je n'en sais rien mais je ne vais pas me plaindre...

    Depuis une semaine environ, il a commencé à faire vraiment froid à Pékin. Dans les 2 à 4°C le matin, et un maximum de 12-13 dans la journée. Aujourd'hui, ça s'est encore rafraîchit avec maximum 10°C prévus par la météo. La différence entre Pékin et le temps en France est qu'il y fait très sec. Depuis septembre, il n'a presque pas plu, seulement un orage de temps en temps. Par contre il y a du vent. Le vent vient de l'Ouest, ce qui explique la fraîcheur et la sécheresse (à l'ouest de Pékin, il y a des steppes et des déserts). L'hiver, le vent descend de Sibérie... Donc, à ce que je peux constater par moi même maintenant, il fait très beau (ciel très bleu, et je peux voir au loin les feuilles rouges des collines de l'ouest de Pékin depuis mon labo) mais froid.

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     Les Gingkgos qui jaunissent dans l'université de Pékin 



    Venant en plus en vélo le matin, je me suis munie d'une écharpe et de gants afin d'affronter le vent froid du matin et du soir. Je n'arrive pas à comprendre comment des chinois peuvent continuer à faire du vélo sans gants ni écharpe. Ils doivent être habitués et penser qu'il ne fait pas encore très froid. Je ne sais pas ce qui m'attend dans les deux mois qu'il me reste...

    Il y a quand même des gens qui se protègent, et je peux voir les habits d'hiver des pékinois. Il y a des manteaux très modernes genre sport, mais aussi des manteaux qui ressemble à l'idée qu'on se fait des communistes dans ces pays. Ce sont des grands manteaux verts avec un col en fourrure et des boutons en or sur le devant. C'est drôle de voir des chinois tous menus dans ces grands manteaux, ça fait tout de suite plus impressionnant.

    Comme je rentre en décembre, je ne serai pas là pour les moments les plus froids. J'espère quand même pouvoir voir la neige, mais comme Pékin est très sec, ça n'est pas évident. Par contre, les lacs, très nombreux, se glacent très facilement. J'ai entendu dire qu'on peut patiner sur le lac de mon université. J'espère que j'aurais l'occasion de voir ça, chose impossible en France...

     

    Le temps à Pékin

    J'ai retrouvé dans mes archives un diagramme du temps à Pékin. Ca illustre bien ce que je disais. Il pleut surtout l'été, particulièrement en juillet. Ensuite, il fait très sec et la température baisse. En décembre, la température moyenne descendra en dessous de 0°C. Il faut que je me prépare psychologiquement...

     

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    Pour comparer, regardez le climat de Paris (Météo France):
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  • C'est une artiste chinoise, Yang Liu, habitant en Allemagne qui a réalisé une exposition sur les différences entre Allemands et Chinois, soit à peu près entre occidentaux et chinois (pour voir les images cliquez ici). C'est assez intéressant de voir ces différences que l'on voit tous les jours mises en images. C'est encore plus frappant...

    Je confirme bien par expérience les dessins sur la ponctualité des chinois, la façon de faire la queue ou le bruit dans le restaurant. Il faut se dire que c'est une habitude. Ca fait partie de l'indiscipline collective chinoise, comme le comportement dans la rue qui vire souvent à l'irrespect total des autres. S'ils se disciplinaient un tout petit peu, il y aurait beaucoup moins de bouchons. C'est vrai que si les piétons et vélos respectaient les feux, il y aurait d'immenses accumulations de chaque côté des rues. Mais il y a quand même des exagérations, comme les gens qui font demi-tour en plein milieu d'une grande route, ceux qui font marche arrière sur la voie de vélos, les taxis qui s'arrêtent aux croisements et bloquent les gens qui veulent tourner, les vélos qui roulent dans le mauvais sens et que l'on voit au dernier moment car on double une voiture stationnée, les bus qui s'arrêtent au beau milieu d'un croisement pour cause de bouchon, les piétons qui avancent sur un passage piétons quand c'est rouge et obligent les voitures à les contourner, et bien d'autres... C'est la même chose dans les queues où les gens qui arrivent se mettent là où il y a de la place, qu'importe que les gens soient arrivés avant, ou bien lorsqu'ils donnent rendez-vous, l'heure est toujours à peu près, il ne faut pas être pressé ou avoir peur d'attendre. Ils ne donnent pas souvent une heure exacte, plutôt un "j'arrive tout de suite" (ce qui peut être plus de 20 min, j'ai testé), ou "dans l'après-midi". Pas précis du tout. Si on a rien à faire, ça va, mais si on a l'habitude du timing parisien, on peut vite se mettre en colère...

    Quand on voit ça, on pense que les chinois sont vraiment égoïstes. Je pense qu'à la base il y a sûrement un peu de ça, mais ensuite, c'est une habitude. Tout le monde (ou la personne avant moi) le fait donc je peux le faire, c'est tout. Mon professeur en Chine m'a dit que les chinois n'étaient pas encore habitués à imaginer ce que pense la personne en face. C'est pourtant la base de la politesse et du respect : "ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". Ce n'est pas par méchanceté qu'ils font ça mais simplement par négligeance et/ou manque d'éducation. C'est pas si facile de s'habituer.

    Il y a aussi des différences d'habitude dans la façon de dire merci. On se fait tout le temps des compliments mais lorsqu'on demande un service, on dit à peine merci, on considère ça comme normal. On dit merci dix fois quand un ami nous sert le thé au restaurant mais aucune politesse pour envoyer un camarade acheter son billet de train à sa place.

    Tous les chinois ne sont bien sûr pas comme ça. Il y a de grandes variations et je peux d'ailleurs dire que les étudiants de mon laboratoire sont beaucoup plus "occidentalisés" (si on peut dire ça comme ça) dans leurs comportements que les autres gens que j'ai rencontré, même les étudiants de l'université des Mines.

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  • La langue chinoise est très logique et imagée. Ce qui aide énormément à se rappeler des noms des choses. Entre autres les légumes. Beaucoup d'entre eux contiennent des termes génériques, comme légume, haricot, courge, oignon ou baie. Ensuite un adjectif le décrit ou juste un caractère pour la phonétique. Voici quelques exemples :

    Dans la série des "cai" (菜) qui signifie "légume", ou plutôt "choux", dans le contexte :
    白菜 "légume blanc" : choux blanc
    芹菜  céleri
    油菜 "légume à huile" : choux chinois
    菠菜  épinards
    菜花 "fleur de legume" : choux-fleur
    甜菜 "légume sucré" : betterave


    Dans la série des "gua" (瓜) qui signifie "courge" :
    西瓜 "courge de l'ouest" : pastèque
    冬瓜 "courge d'hiver" : courge (chinoise ?)
    南瓜 "courge du sud" : citrouille
    甜瓜 "courge sucrée" : melon
    黄瓜 "courge jaune" : concombre

    Il y a aussi la pomme de terre, qui se dit "haricot de terre" ou le petit pois qui se dit "haricot vert' (attention à ne pas confondre...).

    Les listes ne sont pas exhaustives, et la diversité des légumes plus large que ceux couramment utilisés en France. Mais n'y avait-il pas aussi avant des topinambours, patate douce, chourave et autres légumes qu'on a maintenant presque oublié. L'industrialisation a gommé la diversité…

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  • On voit que le gouvernement chinois veut inciter les gens à prendre le bus, malgré les bouchons et les bus surpeuplés (même s'il y a beaucoup beaucoup de lignes, et qui passent très régulièrement).

    L'an dernier, il fallait payer 1 à 2 yuans pour prendre le bus. Cette année, ils ont créé une carte avec laquelle on ne paye que 0,4 yuan, ou même 0,2 pour les étudiants (chinois). Résultat : plus de gens qui prennent les transports en commun, et suppression petit à petit des vendeurs-de-tickets-régulateurs-dans-le-bus. Dans les bus à trois portes, on rentre par une porte et descend par 2, au lieu monter par deux et descendre par une comme avant. Ca permet de ne mettre qu'une seule personne pour contrôler que chacun passe sa carte ou achète un ticket. C'est une tache pas toujours facile vu la quantité de gens qu'il peut se compresser dans un bus en heure de pointe. Dans certains bus à une entrée et une sortie, il arrive qu'il n'y ait personne d'autre que le conducteur, et les gens sans cartes (très peu, vu la différence de prix) mettent les billets dans une urne.

    Je ne m'en étais pas vraiment rendu compte parce que je vais en vélo à mon labo, mais depuis une semaine que je dois y aller en bus, il m'arrive souvent d'abandonner et d'aller à pied. Si je prend le bus, il me faut marcher jusqu'à l'arrêt, attendre un bus dans lequel il est possible de rentrer (les gens se compactent à mort pour monter quitte à empêcher la porte de se fermer, mais ils n'abandonneront pas et ne sortiront pas pour laisser le bus partir, c'est aux gens dans le bus de faire un effort pour qu'ils montent), puis remarcher jusqu'à chez moi. Du coup, si on rajoute en plus les bouchons, c'est très souvent plus rapide de rentrer à pied. Je mets 40 minutes à pied, alors qu'en bus, c'est entre 20-25 minutes si tout va très bien, à plus d'une heure si la chance n'est pas là. 

    On apprend donc à choisir les lignes où il y a le moins de monde, et on est content quand il y a deux, voire trois bus identiques à la suite. On a une chance de rentrer et pouvoir respirer librement une fois dedans (quoi que). La seule façon d'être tranquille dans un bus est d'arriver à avoir une place assise. Ce n'est pas impossible car le turn-over est souvent rapide. Par contre, il faut être à l'affut parce que les gens se jettent littéralement dessus. Des fois, ils essaient de s'assoir avant même que vous soyez debout, histoire d'être sûrs de ne pas se faire piquer la place...

    En bref, vive le vélo, même s'il fait froid !

    ***********

    Autre "amélioration" sûrement due à l'approche des jeux olympiques. Les bus ne l'ayant pas encore se sont tous vus rajouter un ou deux écrans de télé, afin que les voyageurs puissent suivre en continu les épreuves pendant les JO, même lorsqu'ils se déplacent. Pour l'instant, ils servent donc à distraire les passagers du bus, enfin ceux qui peuvent le voir. On y voit parfois des photos des embouteillages en peu partout dans Pékin, pour vous donner une idée du temps qu'ils vous faudra pour rentrer chez vous... Non, il ne faut pas se décourager ! (Mais je suis contente de pas habiter loin de mon labo)

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  • Prendre le train en Chine n'est pas une mince affaire. C'est tout un nouveau monde, différent des habitudes françaises de maintenant.

    J'ai pris le train deux fois en cette semaine de vacances. La première fois pour aller à la Grande muraille, la seconde  fois pour revenir de Shanghai (et oui, nous y étions allés en avion, mes parents n'ayant pas vraiment le temps de passer une journée dans le train).

    Pékin - Grande Muraille

    Nous avons pris un train à 8h15 mais on ne peut pas acheter le billet à l'avance. Nous avons eu d640719792dce7b9852eb69c6dc2aee9.jpgbeau arriver à la gare à 7h30, il n'y avait plus de place assise. Nous avons donc eu des places debout pour 3,4 € par personne, et un voyage de 1h45. Ca va, ce n'est pas trop long, mais il faut encore de la force pour monter la muraille ensuite.

    Dans le train, beaucoup de gens debout mais pas autant que dans les bus, on peut encore bouger et respirer librement (sauf quand des gens se mettent à 3 ou 4 pour fumer dans l'inter-wagon, soit là où nous étions). Chose assez étonnante aussi, des banderoles typiques chinoises rouges vous accueillent dans le train. Le train ne va pas vite, et encore moins quand on arrive dans les montagnes : au moment où on longe la route, les bus vont plus vite que nous !

    Puis, premier arrêt dans les montagnes, à une gare où 3 personnes montent. Le train reste à quai 20 minutes sans que l'on sache pourquoi. Est-ce normal ? Personne ne sait. Puis on repart pour aller un peu plus haut. Arrivée à 10h, puis ascension de la Grande muraille (seconde fois pour moi). On rentrera en bus, ce qui n'est pas forcément plus rapide vu les bouchons qu'il y a eu à la sortie.

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    Deuxième expérience de train : Shanghai - Tianjing - Pékin

    En Chine, on ne peut pas acheter un billet de train plus de deux semaines avant et il faut se déplacer soi-même à la gare pour l'acheter. Nous sommes donc allés à Pékin quasiement le premier jour possible et il n'y avait déjà plus de tickets de retour de Shanghai pour la fin des vacances (en même temps quelle idée de voyager en même temps que tous les chinois !!). Du coup, nous l'avons fait acheter par un ami à Shanghai, et ce n'a pu être que le lundi soir, et pas le week-end. Tant pis, je raterai un jour de stage...

    Ce n'est qu'au moment de racheter les billets à l'ami de Tong que nous nous sommes aperçus que c'était des places assises dur. Comme je devais travailler le mardi matin, nous avons essayé de changer les tickets pour des couchettes, quitte à payer plus cher. Il n'y en avait bien sûr plus, même le jour même (des gens viennent se faire rembourser, ce qui libère certaines places des fois), du coup nous avons opté pour un billet direction Tianjing, ville portuaire juste à côté de Pékin. Il faudrait ensuite prendre un autre train mais rapide, en une heure cette fois.

    Autre précision, quand on achète un billet, on ne sait pas exactement combien de temps il va mettre. Ce n'est pas écrit sur le billet. Enfin, on est quand même sensés arriver le matin.

    Arrivés bien en avance à la gare pour prendre le train, on suit les panneaux et se dirigent vers la salle d'attente spécifique de notre train. Il y a tellement de gens en Chine qu'il faut beaucoup de salles d'attentes, et pas question d'aller sur les quais avant le départ du train. Vingt minutes avant le départ environ, les contrôleurs ouvrents les barrières menant aux quais et laissent passer les gens au compte goutte, en poiçonnant les tickets. On remontre aussi les tickets au moment de monter dans la voiture où on a notre place.

    Une fois dans le train, ça ne change pas beaucoup des trains couchettes français, à part que les 6 lits ne sont pas séparés du couloir par une porte. D'ailleurs ce n'est pas vraiment un couloir, il y a en face de chaque "compartiment" une mini-table avec deux strapontains. Les gens peuvent donc regarder le paysage sans être debout dans le couloir (sauf que la nuit on voit pas grand chose). Les lits sont confortables, malgré que ce soit des "durs" (je prends ça pour un équivalent 2ème classe). Il y même la télévision dans chaque "compartiment", un peu comme dans l'avion. Une fois partis, un contrôleur passe et échange nos billets contre une plaquette en métal avec le numéro de lit. Ils mettent le billet dans un espèce de livret où ils voient où les gens s'arrêtent. Chaque page correspond à un compartiment. Ils vérifient comme ça si toutes les places sont prises, viennent vous réveiller lorsqu'on approche votre arrêt pour vous rendre votre billet. Très pratique pour pas rater la station...

    Finalement, nous avons dormi de 8h du soir à 6h du matin, sans encombres. Le train s'est arrêté en chemin dans tout un tas de gares. Et oui, bien qu'il y ait marqué "très rapide" sur le billet (特快), il a quand même mis 16h alors que les plus courts peuvent en mettre 11. Enfin, je pense à ceux qui montent en route et qui doivent prendre le train en pleine nuit.

    Arrivés à Tianjing, on sort du train et il faut de nouveau montrer son billet pour pouvoir sortir de la gare. Billet que le contrôleur nous a rendu juste avant, contre la fameuse plaquette métallique. Décidemment, les chinois nous battent de loin dans la lutte contre la fraude. C'est tout simplement impossible. La contrepartie est beaucoup plus d'emplois...

    J'ai déjà parlé du train Tianjing-Pékin très moderne, ce qui nous a fait arriver chez nous après un total d'environ 21h de trajet.

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  • Une étudiante de mon école qui est aussi à Pékin en stage fait un petit descritif de Shanghai. Elle y est elle aussi allée pendant les vacances nationales pour quelques jours. Nous avons fait les mêmes choses à quelques choses près. Allez voir ce qu'elle en dit ici.67cb610b8dad46ebff905cb05b2b2963.jpg

     

    Du coup je regrette qu'on ne soit pas allés voir le musée d'histoire de Shanghai. Je trouve qu'on a un peu manqué d'explications pendant nos visites. Finalement, un guide qui connaît, c'est pas mal... Les derniers jours, il n'a pas fait beau temps et nous n'avons pas fait grand chose. C'est un peu dommage. J'ai fini avec une vision mitigée de cette ville. Il faudra donc que j'y retourne un jour pour mieux voir ça, peut-être me documenter un peu aussi. A la prochaine !

     


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  • J'ai croisé cette semaine mon premier sac de golf en pleine rue à Pékin. C'était une femme, apparemment en train d'attendre quelqu'un pour monter dans la voiture et partir faire un golf.

    Ca m'a fait assez bizarre sur le coup, dans mon université où j'ai l'habitude de ne voir que des étudiants, des personnes agées marchant ou des ouvriers en train de faire les travaux. Et puis l'environnement où je vis ne me faisait pas penser qu'il y avait des gens qui pratiquent cette activité en Chine.

    En fait, il y plusieurs golfs dans la banlieue de Pékin, et encore plus autour de Shanghai. Il y aurait dans les 300 golfs en Chine. De plus, c'est la mode parmi les milliardaires de se faire construire un golf particulier.

    Tout ça reste encore bien hors de portée du citoyen chinois moyen du fait du prix du billet et de la necessité d'acheter le matériel de golf. D'ailleurs, à Shanghai, nous avons vu un magasin de clubs de golf au beau milieu des centaines de magasins touristiques... On ne verrai pas ça en France, mais pourquoi pas. Les chinois vendent aux touristes ce que les touristes achètent !

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